Jacques Réda, œil céleste
Un phénomène radical traverse l’œuvre de Jacques Réda (1929-2024), celui d’un engouffrement soudain, bref et complet de l’univers dans l’œil, quand il regarde le ciel. Le travail du poète est alors de créer les conditions d’un recueil apaisé du réel. Une invitation, aussi, à continuer de lever les yeux.
Jacques Réda n’a jamais été un homme d’intérieur. « Aucune main, observe-t-il, n’effacera ce qu’un employé de mairie a consigné avec mon nom dans un registre : je suis dehors1. » Cette attirance pour le grand air, simple constatation lorsqu’elle se rapporte au fait d’être né – à Lunéville en 1929 – a pour corollaire un désir tout aussi constant d’observer le ciel. Les quelque cent ouvrages qui constituent son œuvre, des Inconvénients du métier, publié en 1952, jusqu’au Trot-du-renard, sorti quelques semaines à peine avant sa mort le 30 septembre 2024, sont traversées par ce tropisme. Aussi sûrement que Baudelaire fait rimer solitude avec multitude, Réda n’a eu de cesse de mettre en relation yeux et cieux2.
Sous les ciels de Paris
Dans La Liberté des rues, pour prendre un exemple parmi tant d’autres, le ciel est décrit comme vertical, d’un rose théologique, libéré par le poids d’une saturation d’or ; il est rond, bleu cru, lavé de tout souvenir, vert de Sibérie, grand, volumineux, d’un bleu presque d’étain, libre au-dessus de quelques arbres, uniformément gris, plein de chambardements, translucide, à rayures jaunes et grises de lointains marécageux, réputé vide, ému, toujours finement peint, et pulvérisé comme de la porcelaine. Il s’amoncelle puis se répand comme une rocaille molle ou comme un épais buvard trempé3.
Ces ciels vus ou rêvés, Jean-Michel Maulpoix constate dès 1986, dans la première étude d’importance publiée sur l’œuvre du poète, qu’ils sont « constamment présents, observés, décrits, enluminés ou résumés le plus souvent d’une simple touche d’encre4 ». Lieux d’une expérience sensible, sans cesse changeants, jamais dominés ni contraints, ils maintiennent le promeneur sous le joug de la gravitation tout en l’attirant par des rêveries ascensionnelles. Ils « participent au jeu lyrique des apparences […] et n’en finissent pas d’enregistrer les tressaillements de la ville et de ses banlieues qu’ils surplombent de leur éternité5 ».
Celui de Paris, proposé en portrait dans Europes, constitue un exemple éclairant. Il relève d’une existence autonome tout en résonnant sans cesse avec le territoire traversé. Le mimétisme est d’ailleurs tel qu’on finit par ne plus savoir qui, de la terre ou du ciel, est l’original ou la copie : « C’est ce que Paris a de spécifique, ses rues de ciel. Et les rivages de ses rues de ciel que le bord des toits découpe […]. Il n’y a plus là d’opposition entre le simulacre des rues et la bienveillance des rues de ciel. Le ciel met pied à terre et se promène, nage entre les Invalides et le Champ de Mars. Il est le nageur et l’élément6. »
Il ressort de la lecture de ces quelques lignes, extraites d’une traversée urbaine « en dix mille signes » (plutôt que « sur des échasses ou en marche arrière7 ») que de Paris naît le ciel de Paris, que dans ce ciel se dessinent bientôt des rues coupées sur le modèle des toits qu’il domine, et que ces formes nouvelles et fluides transforment le paysage urbain en dessous de lui en simulacre aquatique. Si les formes de la ville changent hélas si vite, il est alors bon qu’elles se réduisent à la seule chose immuable (« en dépit de ses perpétuels changements8 »), à savoir le reflet que lui offre à tout instant sa propre image aérienne, évanescente et rêveuse. À Paris, conclut Réda aux trois quarts de son parcours géographique « porté par le crépitement de [son] clavier comme les roulements à billes d’un vieux vélo », « il n’y a que le ciel ».
Le pli est pris. L’équilibre des deux espaces dynamiques (d’une part le ciel changeant, d’autre part le plancher des vaches trop souvent vrombissant) engendre des moments d’ivresse poétique à la fois réversibles et reproductibles9. Ils sont, en tout cas, si nombreux qu’ils finissent par constituer une forme de signature thématique, une manière de maintenir une présence savoureusement concrète et exaltante par son mystère.
Tu mettrais l’univers dans ta prunelle
Cependant, un phénomène plus radical – et non dénué d’une certaine violence – traverse lui aussi l’œuvre de Réda. Face au ciel a lieu un engouffrement aussi soudain que complet de l’univers dans l’œil qui le vise. Dans ce mouvement aussi brutal qu’instantané, il s’agit d’englober d’un seul coup au fond de sa rétine l’intégralité de la matière du réel. Comme dans ces dessins qui illustrent les vieux traités d’optique et selon le vœu des plus avides astronomes, l’univers vient alors se loger sur les quelques millimètres carrés de cellules qui tapissent le fond du globe oculaire pour rejoindre « l’effervescence de nos cerveaux et de nos passions10 ». La destination finale d’un basculement si complet du ciel dans l’œil est bien notre boîte crânienne, aussi vaste, sinon plus, que le ciel (“wider than the sky”, pour reprendre la célèbre formulation d’Emily Dickinson) et réceptacle de « plus d’étoiles que tout l’espace11 ». Le désir de tout voir d’un coup vient alors sceller une forme d’alliance entre deux infinis équivalents : les astres et les neurones. En un instant, tout l’univers bascule par le seuil battant d’une paupière, avant de se rétracter en un vide immense. Ce moment est tenu pour exceptionnel. À bien compter, il n’est arrivé, dans l’existence de Réda, qu’à deux reprises, une fois à l’âge de 8 ans, une autre fois deux décennies plus tard. S’il y a un savoir à acquérir, celui-ci passe d’abord par la reconnaissance de ce vaste courant d’air ontologique qui fait alterner simultanément l’évidence d’un « il y a » avec le mystère d’un « il n’y a pas ». À peine le moment de grâce a-t-il eu lieu qu’il faut déjà le considérer comme caduc. S’est-il même produit ?
S’il est un drame dans la poésie de Réda, qui en compte peu12, ce serait celui-là : le moment précis de l’accueil intégral du monde est d’une durée minuscule. Le temps passé à se maintenir sur la crête de l’infini se mesure tout au plus en secondes dans le cours d’une vie. Le péril est de s’imaginer qu’une telle expérience du regard face à l’univers, volontiers associée à une forme de mysticisme ou de béatitude, puisse avoir lieu autrement que dans une intermittence non planifiée. À ce danger s’ajoute celui pour le poète de faire du « paroxysme d’une disponibilité un peu hagarde l’usurpation […] de la présence poétique par quelque chose d’innommable13 ».
Le poète, curieux de s’entendre dire « tu vois », tente de reproduire les conditions d’un recueillement apaisé du réel.
Pris entre l’expérience d’un instant de pure vision inaccessible et celle de son ressassement infini, Réda a choisi une troisième voie, dont témoigne l’abondance des ciels dans son œuvre. Le poète, curieux de s’entendre dire « tu vois », tente de reproduire les conditions d’un recueillement apaisé du réel14. L’œuvre de Réda rend compte, par sa forme, sa taille, la variété de ses attentions et la constance de ses rappels, d’un accueil prolongé du monde, même si celui-ci se présente sous forme de « déglinguage à la fois aigu et bon enfant des apparences15 ». Sans personnages, dialogues ni intrigues, l’écriture repose dans sa plus grande part sur la description de moments de saisissement infimes, notamment face au ciel. La distance de celui qui porte « nuageusement16 » sa tête oblige à reformuler ses intuitions selon les règles plus acceptables – et, pour le lecteur, plus lisibles – d’une possession temporaire et comme tenue du bout des yeux. Aucun quadrillage de l’espace ou de la vue ne vient asseoir pour longtemps le sentiment d’avoir tout vu. Aucune ambition non plus de se faire le recenseur des moments et des faits qui ne pourraient, mis ensemble, octroyer à celui qui sait les saisir le titre d’encyclopédiste et de sage. Les manières que Réda a trouvées de concilier les deux états de cette expérience de rêverie et de sidération forment la matrice de son œuvre.
Art modeste
Réda n’aimait pourtant rien tant que les théories, dont l’étymologie rappelle combien elles doivent à l’acte d’observer. Or les siennes s’appliquent sur ce qui semble les plus anodins et les moins réductibles des phénomènes visibles. Un parcours en train donne lieu à une théorie du continu. La fréquentation de la rue de la Procession à une théorie de la mémoire. Une rencontre avec Robert Frost (si, comme le précise le titre de cette section de Battues, il s’agissait bien de lui) à une théorie des mondes parallèles. Une promenade aux Buttes Chaumont à une théorie des courbes17.
Petites ou grandes, mais la plupart du temps de taille modeste, ces théories improvisées se mêlent d’expliquer le surgissement d’un événement puis de rassembler autour de lui – le plus souvent en trois ou quatre pages – des éléments autrement perçus comme disparates. Dès lors, elles apparaissent moins faites pour formuler des lois générales sur des phénomènes reproductibles que pour nourrir une ignorance faconde mariée à une curiosité insatiable18. En ce sens, toute théorie sortie du chapeau peut être comprise comme la manifestation de dieux mineurs qui acceptent de bon cœur la concurrence. Sans grand talent et le plus souvent de passage, ils sont là pour expliquer nos existences sur un mode qui n’exclut jamais la facétie.
Dans le premier poème des Ruines de Paris, Réda décrit ces instants où, vers six heures en hiver, il descend « l’avenue à gauche, par les jardins » ; « et je me cogne à des chaises, à des petits poissons, parce qu’un ciel incompréhensible comme l’amour qui s’approche aspire tous mes yeux19 ». À la volonté de faire aboutir l’observation en une sorte de point de cristallisation, où se refléteraient le monde et la langue qui en révèle les lois, font parfois place les moments plus ou moins joyeusement assumés, où mieux vaut avouer et son ignorance et la stérilité de ses intuitions. Une forme de modestie opiniâtre se met en place. « Mon travail est de voir, de décrire, et de balayer en somme sans excès de zèle mais avec conscience », comme « ce collègue Noir » qui déchaîne « du ciel en torrents au creux des caniveaux20 ». Dans tout balayeur – et tout promeneur qui sait voir – sommeille un prince, voire un roi. S’intéresser aux petites choses, aux objets sans usage, aux reflets sur les vitres, aux arrangements étranges d’êtres et de façades revient à conquérir silencieusement un royaume qui excède la simple somme de ses parties.
Le grand plan
En plus des théories inventées sur le tas, Réda dispose d’une « sorte de petite pharmacie philosophique et théologique » plus importante qui le soulage de la contradiction, et s’il admet sa « fluctuation un peu piteuse parmi le grand marché des doctrines21 », il semble cependant prendre progressivement goût à l’idée de remettre au jour une forme de méditation sur le « grand plan22 ». De manière d’abord discrète à partir du début des années 1990 puis de façon de plus en plus insistante, son œuvre avance dans l’identification de ce qui ressemble au désir de faire système, et qui laisserait à penser que rien n’est au fond condamné à se déliter.
De tels efforts fournis pour rassembler les données du réel exhibent l’importance de ce qu’après les Anciens (Héraclite, Parménide, Pythagore en particulier), Réda continue d’appeler les Nombres. « J’appelle “Nombres” […] comme on appelait “Anges” les exécuteurs et mainteneurs du programme divin », ajoutant que « de façon plus modeste, il est agréable parfois de jouer avec les chiffres, qui sont peut-être eux-mêmes une figure des Nombres réfractés23 ». Par Nombres, il faut donc entendre quelque chose sur quoi compter : un rythme qui délimite, nomme et correspond à l’application d’un calcul, celui de la « sarabande nombrée des cieux24 ». Il faut également comprendre l’ensemble des forces qui nous gouvernent et dont il convient parfois de contredire l’évidence à coups de naïveté réelle ou jouée, voire surjouée.
L’auteur de la Lettre au physicien en vient à confier la découverte de ces mystères aux sciences dites dures. C’est en particulier par la physique, telle qu’il la comprend et comme il en saisit les lois les plus fondamentales, que Réda, dont le bagage scientifique se limite selon ses propres dires à ce que la vulgarisation a pu lui transmettre, en relate les plus incroyables conclusions dans « l’enthousiasme brouillon » d’un « bricoleur sous-équipé25 ». Il rêve dès lors à une poésie qui serait une manière de mesurer jusqu’aux éléments les moins saisissables de la matière (une « physique de la poésie ») pour réaliser une œuvre qui prennent en compte ce que les résultats de la science en général et de l’astrophysique en particulier ont à nous dire de plus pointu sur cette question (une « poésie de la physique »). Réda, à mi-chemin de la science et du verbe, ou plutôt au cœur de ces deux expériences humaines, renvoie du monde une vision où le concret, au lieu de disparaître, vient au contact de la connaissance pour l’enrichir.
Dès lors, en tâchant de maintenir un face-à-face quelque peu conflictuel entre raison scientifique et intention poétique, c’est bien une forme contemporaine de cosmogonie que Réda finit par proposer à ses lecteurs. Et qui, chez les poètes d’aujourd’hui, maintient sur ce sujet une aussi haute ambition ? Quels autres écrivains s’intéressent-ils avec autant de constance à la physique des particules, à la formation des trous noirs, à l’origine même de notre univers ? Loin d’être confiné à un quotidien parisien, ou résumé à l’usage du solex et du train qui lui tiennent lieu, avec le vélo, de moyens de transport favoris26, Réda propose un récit du monde informé par le tissu invisible des règles qui président à son élaboration et à sa transformation27 : « L’Univers est un bal orageux, / Mortel où nous avons établi, pour les jeux / De l’esprit, le calcul et la métaphysique28. »
Le ciel se présente dès lors comme objet de pensée contenant la totalité de ce qui est, ou comme la manifestation du passage des orages, des oiseaux et parfois de ces sortes de machines à écrire volantes que sont les avions. N’y est jamais exclue une vision au profit de l’autre, de sorte que chaque lecteur trouvera à sa porte le type de ciel qui convient à son humeur. Insistons pourtant : cette science physique qui occupe de manière presque exclusive la partie la plus récente de son œuvre n’y a pas déboulé d’un seul coup. Elle y a pénétré timidement d’abord, puis avec davantage d’insistance, jusqu’à être aujourd’hui la forme la plus sollicitée de connaissance au service du regard poétique.
Il faut continuer à lever les yeux. Dans ces espaces plus familiers et sur des objets moins extraordinaires que ceux que convoquent la physique des particules et la cosmologie se déploie en effet chez Réda le désir jamais abandonné pour l’œil – et l’oreille – de saisir tout ce qui se présente à lui. Le voilà moins empêché qu’encouragé, chaque élément visible du ciel relevant de la réalité concrète. Tenter de comprendre la structure de l’univers et la matière dont il est formé, c’est aussi, semble-t-il, croire que la poésie autorise la communication du règne de l’ontologie avec celui du banal. « Le poète ne se tient pas interdit devant la chose qui le captive, écrit Jean-Claude Pinson à propos d’Yves Bonnefoy, il se met à sa hauteur pour s’accorder à elle29. » Réda ordonne sa propre connaissance du monde et, pour reprendre un de ses commentaires sur Charles-Albert Cingria, « introduit du cosmique dans l’usuel30 ». En attendrait-on moins d’un poète au xxie siècle ?
- 1. Jacques Réda, Aller aux mirabelles, Paris, Gallimard, coll. « L’un et l’autre », 1991, p. 78.
- 2. J. Réda, Démêlés. Poèmes 2003-2007, Paris, Gallimard, coll. « Blanche », 2008, p. 70.
- 3. J. Réda, La Liberté des rues, Paris, Gallimard, coll. « Blanche », 1997.
- 4. Jean-Michel Maulpoix, Jacques Réda. Le désastre et la merveille, Paris, Seghers, coll. « Poètes d’aujourd’hui », 1986, p. 37.
- 5. Ibid., p. 55.
- 6. J. Réda, Europes, Saint-Clément-de-Rivière, Fata Morgana, 2005, p. 110-111.
- 7. Ibid., p. 105
- 8. Ibid., p. 110.
- 9. Voir Aaron Prevots, Jacques Réda: Being There, Almost, Leyde/Boston, Brill/Rodopi, coll. « Monographique Rodopi en littérature française contemporaine », 2016, ch. iv., “Youth Past and Present: Prismatic Childhood Identity”, p. 85-112.
- 10. J. Réda, Des écarts expérimentaux, Saint-Clément-de-Rivière, Fata Morgana, 2015, p. 44.
- 11. J. Réda, Récitatif [1970], dans Amen, Récitatif, La tourne, Paris, Gallimard, coll. « Poésie », 1988, p. 89.
- 12. Dès 1952, Réda affirme ne vivre « jamais la véritable angoisse. Pour la véritable angoisse, il faut être rudement constitué » (« Mes angoisses », dans Les Inconvénients du métier, Paris, Seghers, coll. « Poésie », 1952).
- 13. J. Réda, Celle qui vient à pas légers [1985], illustrations de Pierre Alechinsky, Saint-Clément-de-Rivière, Fata Morgana, 1999, p. 16.
- 14. J. Réda, Les Ruines de Paris [1977], Paris, Gallimard, collection « Poésie », 1993, p. 124.
- 15. Jean-Pierre Richard, L’État des choses. Études sur huit écrivains d’aujourd’hui, Paris, Gallimard, coll. « NRF essais », 1990, p. 33.
- 16. J. Réda, Les Ruines de Paris, op. cit., p. 20.
- 17. J. Réda, Battues, Saint-Clément-de-Rivière, Fata Morgana, 2009, p. 45-76.
- 18. « On remarquera, explique-t-il en 1977, que dans l’ensemble je ne me rends pas compte de grand-chose. J’aime bien. On commet ainsi une quantité réellement impressionnante de sottises, mais c’est en même temps une manière un peu chaotique de swinguer » (Celle qui vient à pas légers, op. cit., p. 73). Dès 1952, il annonce : « Tout cela me paraît assez arbitraire. Mais il est temps de reconnaître, non sans une certaine forfanterie, que mes ouvrages les plus dérisoires sont de pures constructions intellectuelles et que tels, ils se révèlent encore déplorablement faibles » (« Mes angoisses », op. cit.).
- 19. J. Réda, Les Ruines de Paris, op. cit., p. 9.
- 20. Ibid., p. 32.
- 21. J. Réda, Les Cinq Points cardinaux, Saint-Clément-de-Rivière, Fata Morgana, 2003, p. 57.
- 22. Ibid., p. 29.
- 23. J. Réda, Tout ce qui vient. Entretien avec Michael Brophy, suivi de Moyens de transport, Halifax, VVV Éditions, 2015, p. 45.
- 24. J. Réda, Ponts flottants, Paris, Gallimard, coll. « Blanche », 2006, p. 37.
- 25. J. Réda, Des écarts expérimentaux, op. cit., p. 34.
- 26. Un même avertissement est donné par Réda au sujet de Charles-Albert Cingria, dont la bicyclette « a fait un peu de tort posthume », une « jobardise s’en étant emparée à des fins pittoresques » (La Sauvette, Lagrasse, Verdier, coll. « Jaune », 1995, p. 42). Pour un point de vue plus nuancé, voir Hervé Micolet, « L’homme au solex (Jacques Réda) », dans Jean-François Louette et Roger-Yves Roche (sous la dir. de), Portraits de l’écrivain contemporain, Seyssel, Champ Vallon, coll. « Essais », 2003, p. 145-164 ; et, pour un point de vue moins distant : Daniel Aranjo, « Poétique du solex », dans Yves-Alain Favre et Christine Van Rogger-Andreucci (sous la dir. de), Approches de Jacques Réda, actes du colloque organisé par le Centre de recherches sur la poésie contemporaine à l’Université de Pau le 8 juin 1991, Pau, Presses universitaires de Pau, 1994.
- 27. Voir Thomas B. Reverdy, « Poésie, cette méta-physique », La Femelle du requin, no 38, 2012.
- 28. J. Réda, Le Tout, le Rien et le reste. La Physique amusante IV, Paris, Gallimard, coll. « Blanche », 2016, p. 45.
- 29. Jean-Claude Pinson, Habiter en poète. Essai sur la poésie contemporaine, Seyssel, Champ Vallon, 1995, p. 121.
- 30. J. Réda, Le bitume est exquis, Saint-Clément-de-Rivière, Fata Morgana, 1984, p. 28.