Notes de lecture

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En écho

mai 2020

#Divers

Fondation Jean Jaurès

Amandine Clavaud dresse la situation des femmes pendant la crise sanitaire. Les interventions pour violences conjugales ont augmenté de 40 % : il faut continuer à favoriser la prévention, l’accueil et l’écoute, car «il n’y a pas de gestes barrières pour les violences faites aux femmes». En parallèle, les femmes sont les premières sur le front de cette épidémie puisqu’elles occupent en grande majorité les professions essentielles au bon fonctionnement de la société. Il faudrait que les femmes soient mieux représentées dans les médias.

Institut Montaigne

Selon Ludovic Morin, le Covid-19 touche d’avantage les Séquano-Dionysiens, qui vivent dans une plus grande précarité. La densité de population ainsi que la structure des bâtiments, la forte exposition au virus pour les travailleurs qui se trouvent souvent dans une «économie de survie» et un confinement difficile à supporter expliquent en partie le fort taux de mortalité constaté dans cette région. L’accès aux soins et les aides à mettre en place doivent prendre cette situation en considération.

Terra Nova

Chloé Froissart explique qu’en dépit des pressions politiques, les scientifiques chinois ont informé le monde sur l’épidémie. Le Parti communiste chinois, en quête perpétuelle de légitimité, a justifié tous les moyens face à la gestion de la crise. Selon Laurence Scialom et Baptiste Bridonneau, l’investissement public nécessaire à la relance de l’économie et à la transition écologique requiert que la Banque centrale européenne annule des titres de dette publique. Mélanie Heard interroge le traçage numérique en vue du déconfinement, au regard du respect de la vie privée, ainsi que son caractère obligatoire ou volontaire. Le numérique semble un instrument utile pour s’assurer de l’isolement des malades et de l’application des mesures qui seront prises.

Le Grand Continent

Giovanni Collot s’interroge sur la possibilité d’adopter les technologies numériques afin d’éviter la propagation du coronavirus. La Suède et le Luxembourg l’ont déjà refusé, alors que la France, l’Italie et l’Allemagne développent leur propre application. La proposition d’un traçage européen ne semble pas aboutir et les risques pour la vie privée demeurent. Au sein de l’Union européenne, les crises sont désormais le prétexte à une renationalisation, alors qu’elles permettaient autrefois une communautarisation. Pour Ulrike Guérot, une citoyenneté européenne pourrait régler la question des masques respiratoires, ou encore celle du revenu de base, mais la volonté politique semble manquer. Pour Giovanni Carbone et Camillo Casolla, les pays d’Afrique subsaharienne vont subir des conséquences économiques majeures de l’épidémie.