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Notes de lecture

Voleur de mots

octobre 2011

#Divers

La rentrée littéraire a été marquée par un pseudo-débat médiatique sur le plagiat (voir le texte de Michaël Fœssel dans ce numéro). Un débat vite dégonflé ! Et pour cause : rien de nouveau sous le soleil. La réédition en poche de deux livres de référence sur le sujet le rappelle à bon escient. Ainsi Hélène Maurel-Indart, qui se penche sur la typologie de l’emprunt et ce qu’elle appelle les périphéries du plagiat comme le pastiche, souligne deux confusions majeures : « Les plagiaires, ou ceux qui font l’éloge du plagiat, ne font bien souvent que confondre, volontairement, les vertus de la réécriture créative, ludique, ou sublimée, et les vices du pillage et du parasitisme. Ils arguent, comme Jean-Luc Hennig dans son Apologie du plagiat, de l’autorité d’un Borges, authentique créateur, qui jouait dans ses fictions du thème du plagiat pour entretenir le fantasme du grand livre collectif et anonyme. » Parallèlement à la confusion entre une réécriture créative et le plagiat, un autre type de confusion est entretenu : celle qui ne distingue pas « les vertus de la fiction, porteuse de vérités sur la réalité des hommes et du monde et les vices de l’affabulation, se couvrant du manque de la fiction pour insinuer des contre-vérités ». Quant à Michel Schneider, psychanalyste et écrivain, il réfléchit sur le vol des mots et, comparant écoute psychanalytique (depuis Freud le monde de la psychanalyse n’a cessé de s’accuser d’emprunt

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !
Gallimard, Tel, 2011
406 p. 9 €