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Notes de lecture

HÉRITAGES DE FRANZ ROSENZWEIG.

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juillet 2011

#Divers

Depuis la traduction, il y a presque trente ans, de l’Étoile de la Rédemption1, l’intérêt et l’admiration pour Franz Rosenzweig n’ont pas cessé de croître. Et on sait mieux aujourd’hui son influence sur Levinas. Ce livre (les « Actes » d’un congrès tenu à Paris en 2009) témoigne à sa façon de l’originalité d’une pensée de l’altérité : là où nous attendons spontanément un « Je », il y a un « Nous », la présence d’une « communauté ». On est loin, évidemment, de la compréhension vulgaire (et vulgairement péjorative) de la communauté, qui fait loi aujourd’hui et rend le mot inaudible. Le « Nous », que nous ne cessons de dire et redire en d’innombrables circonstances, est multiple et il articule des expériences humaines très diverses et très profondes. L’ouvrage traite en particulier des aspects phénoménologiques de « Nous et les autres » (avec Sartre en contrepoint, et le judaïsme du philosophe Rosenzweig, ou la philosophie du juif Rosenzweig…), des traits politiques du « Nous » et finalement d’une forme d’« érotique », ou d’une métaphysique de l’amour où le Cantique des cantiques a joué un rôle essentiel. À propos de la genèse de l’Étoile, et en particulier de la superposition des deux triangles qui forment l’étoile de David, figure germinale de l’ouvrage de 1921, Jean Greisch propose la traduction d’un inédit, le « Gritlianum », petit essai sur les relations compliquées du corps et de l’âme.

J.-L

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Éd. de l’Éclat, Bibliothèque des fondations , 2011
271 p. 25 €