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Flux d'actualités

L’humain entre effacement et difficile retour

décembre 2015

#Divers

Après Éden, la Collection Walther, à La maison rouge, à Paris, jusqu’au 17 janvier 2015. La vie moderne, 13e biennale de Lyon, jusqu’au 3 janvier 2015

Deux collections. L’une éphémère : c’est le propre d’une biennale de rassembler sur un thème des œuvres éparses. Celle de Lyon, pour sa treizième occurrence, s’était donné d’interroger La vie moderne. Terme étrange, à la fois présent et désuet. Présent dans la dimension de rupture que le moderne signifie à l’égard du passé. Désuet, parce qu’il nous semble déjà que le moderne, c’était hier. Le moderne, c’est en effet ce que nous regardons désormais avec une forme de désenchantement à l’égard des promesses en berne du progrès[1]. L’autre de longue haleine, rassemblée par Arthur Walther, attaché justement à un des gestes forts du collectionneur, celui de la constitution de séries d’œuvres qui permettent de donner au travail d’un même artiste une épaisseur, un déploiement qu’on ne saisit pas d’emblée devant une seule pièce. Consacrée à la photographie, la collection Walther est l’une des plus importantes dans ce domaine. Mais surtout, elle traduit – ou trahit – quelque chose de l’âme du collectionneur, de ce qui l’anime et fixe son attention au point d’acquérir une pièce, puis un autre, etc. À travers le regard de Simon Njami, qui a opéré, comme commissaire de l’exposition proposée à La maison rouge, un choix et proposé un ordonnancement, un récit, de la collection Walther, c’est encore, sous le titre Après Éden, un regard sur notre présent qui nous est livré. De l’une à l’autre, un dialogue se noue s

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