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Dans le même numéro

Veut-on vraiment sortir de l'enfermement identitaire ?

décembre 2017

Loin d’être un piège, la notion d’identité permet de comprendre les relations entre groupes sociaux et leur construction, au sein de sociétés de plus en plus hétérogènes.

 

En France, la perspective de l’élection présidentielle de 2017 a conféré une actualité toute particulière à la question des identités culturelles. Cette question n’est cependant ni nouvelle, ni exclusive à ce pays. Aucune des sociétés européennes ne l’ignore parce que c’est le vieux continent dans son ensemble qui, désormais, figure comme un pôle d’attraction majeur sur la carte des flux migratoires. À cet égard, on peut même parler d’une véritable révolution démographique, rien de moins qu’une nouvelle donne pour le peuplement continental dont les sources sont, pour partie, devenues structurellement exogènes : selon les données d’Eurostat, sans l’apport des flux migratoires, la population de l’Union européenne diminuerait de quarante-trois millions de personnes à l’horizon 2050. La prise de conscience du pluralisme inédit lié à ces flux de plus en plus diversifiés varie sans doute d’un pays à l’autre, mais pas un n’y échappe. Un nouveau cosmopolitisme de masse s’installe ainsi en Europe et l’on n’en a pas fini avec les interrogations culturelles qu’il soulève.

Parce qu’il n’est pas évident que la façon dont ce débat s’est construit en France ait constitué un traitement intellectuel qui suffise à en démêler les enjeux, cet article propose d’en reprendre les termes à partir du cadre théorique que propose l’anthropologue Fredrik Barth

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Albert Bastenier

Sociologue, professeur émérite de l'université catholique de Louvain, il est l'auteur de Qu'est-ce qu'une société ethnique ? Ethnicité et racisme dans les sociétés européennes d'immigration (PUF, 2004). 

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Les crises que connaît l’Europe (dettes, accueil des migrants, nationalismes) pourraient fonctionner comme des cordes de rappel. Le dossier « Nous, l’Europe et les autres », coordonné par Anne-Lorraine Bujon, défend le projet européen, son identité composite et son approfondissement démocratique.