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Veut-on vraiment sortir de l'enfermement identitaire ?

décembre 2017

Loin d’être un piège, la notion d’identité permet de comprendre les relations entre groupes sociaux et leur construction, au sein de sociétés de plus en plus hétérogènes.

 

En France, la perspective de l’élection présidentielle de 2017 a conféré une actualité toute particulière à la question des identités culturelles. Cette question n’est cependant ni nouvelle, ni exclusive à ce pays. Aucune des sociétés européennes ne l’ignore parce que c’est le vieux continent dans son ensemble qui, désormais, figure comme un pôle d’attraction majeur sur la carte des flux migratoires. À cet égard, on peut même parler d’une véritable révolution démographique, rien de moins qu’une nouvelle donne pour le peuplement continental dont les sources sont, pour partie, devenues structurellement exogènes : selon les données d’Eurostat, sans l’apport des flux migratoires, la population de l’Union européenne diminuerait de quarante-trois millions de personnes à l’horizon 2050. La prise de conscience du pluralisme inédit lié à ces flux de plus en plus diversifiés varie sans doute d’un pays à l’autre, mais pas un n’y échappe. Un nouveau cosmopolitisme de masse s’installe ainsi en Europe et l’on n’en a pas fini avec les interrogations culturelles qu’il soulève.

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