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Les morts. Discours sur les trois guerres mondiales

Écrit en 1964 par un élève de Heidegger qui fut le premier mari d’Hannah Arendt, ce texte fait le procès, dans un style quelque peu apocalyptique, du surarmement et du recours à la bombe. Critique radical du nazisme, Anders pense que la bombe d’Hiroshima est un tournant de l’histoire. Un disciple d’Arendt pourra être choqué par son appréciation des régimes communistes, un rationaliste par son catastrophisme, l’un et l’autre n’en reconnaîtront pas moins la force d’une pensée qui, proche de Simone Weil ou d’Ivan Illich, invite à jeter les bases de ce « catastrophisme éclairé » qu’un J.-P. Dupuy appelle de ses vœux.

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