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Penser sans Dieu, vivre avec Dieu : Heidegger lecteur d'Augustin

janvier 2013

#Divers

Décrire l’expérience religieuse, pour Heidegger, ne signifie ni présenter les concepts théologiques, ni des contenus dogmatiques, ni une profession de foi. La manière dont le croyant envisage sa vie, dans une inquiétude particulière sur sa vocation et sa fidélité, illustre un rapport à la vie dont Heidegger veut faire le cœur de sa philosophie. En ce sens, ces expériences fondamentales de la vie religieuse aident le philosophe à aller plus avant dans son projet d’élucidation de toute expérience vécue.

Foi et savoir, croyance et raison, religion et philosophie. Au sein de ces couples improbables, chaque terme semble s’opposer à l’autre en vertu de son mode même d’attestation : la conviction et l’adhésion d’un côté, la compréhension et l’analyse de l’autre. Dans le cas de la pensée du jeune Heidegger, qui nous occupera ici, si la tension subsiste entre les termes cités, elle n’est jamais exploitée comme simple opposition ou subordination entre eux. Son travail, tel qu’il s’élabore dans ses premiers enseignements donnés à Fribourg de 1919 à 1923 autour du projet d’une herméneutique phénoménologique de la vie, permet au contraire d’envisager dans une perspective renouvelée le rapport fécond que peut entretenir la réflexion philoso

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