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L'intégration vue de banlieue

novembre 2009

#Divers

Attablée il y a quelques mois dans un bar Pmu en compagnie d’un collègue et d’une bande de jeunes maghrébins, j’entends l’un d’eux nous lancer cette boutade :

Si tu n’as pas possédé de vaches, ici [sous-entendu en France], tu n’es pas d’ici. C’est vrai, vous en connaissez vous des immigrés qui sont paysans ici ? Moi, aucun.

Voilà une de ces phrases spirituelles et cinglantes, comme seuls ces jeunes savent les faire, qui nous introduit au cœur de la problématique de l’intégration, c’est-à-dire de la manière dont des personnes issues d’une culture vont « occuper » leur nouvelle terre. Quantité de questions surgissent : les immigrés et descendants d’immigrés sont-ils capables d’investir cette terre ? De s’y ancrer ?

Aujourd’hui encore, la plupart du temps, quand un jeune des banlieues d’origine étrangère meurt, son corps est rapatrié au pays. Que signifie un tel acte ? Car enfin, peut-on appartenir à un lieu, alors que dans le même temps, on n’a pas assez confiance en lui pour ac

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