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La modernité séculière a-t-elle besoin d'une théologie politique ?

février 2011

#Divers

Si l’on en juge par le « retour » du religieux dans la sphère publique, notamment sous ses formes fondamentalistes ou intégristes, la sécularisation et la laïcisation semblent avoir atteint leurs limites pour légitimer une sphère publique-politique autonome. Un autre facteur accrédite ce constat : les multiples travaux consacrés ces dernières années au problème théologico-politique, et la réflexion pour justifier à nouveaux frais une parole publique des Églises dans les débats contemporains. Ces défis nouveaux, qui traversent les démocraties libérales, ne seraient-ils pas l’expression d’un impensé affectant autant les religions que ce qu’on désigne par le mot « sécularisation » ? Impensé des potentialités politiques des religions, impensé du rapport entre sécularisation et transcendance.

En Europe, le christianisme, monothéisme le plus directement concerné par les conséquences du fondement a-religieux des sociétés démocratiques, est au cœur de ce problème. Pour preuve, le débat de ces dernières années sur les héritages chrétiens de l’Europe, ceux-ci renvoyant implicitement à la tentative d’une réévaluation critique des rapports de l’Europe avec ce fondement, issu des Lumières. Je ne reviendrai pas su

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