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« En elle tout homme est né »

novembre 2016

#Divers

La mort de Shimon Peres, le 28 septembre 2016, a de nouveau attiré l’attention internationale sur Israël, mais n’a guère conduit à tenter de nouvelles évaluations de la situation politique qui prévaut dans le pays.

Shimon Peres était le dernier des « pères fondateurs » de l’État d’Israël actuel, ce qui explique probablement l’ampleur de l’hommage qui lui a été rendu. Prix Nobel de la paix en 1994 pour son engagement en faveur des accords d’Oslo, qui ont fait croire, un temps, que la paix était enfin à portée de main, Shimon Peres a aussi été l’un des principaux artisans du puissant complexe militaro-industriel d’Israël. Membre actif de la Haganah dès 1947, directeur général du ministère de la Défense, il est parvenu à faire d’Israël une puissance nucléaire, avec le soutien du gouvernement français d’alors. Brillant diplomate et politicien de talent, Shimon Peres a réussi à se maintenir au plus haut niveau de la vie politique : outre divers ministères régaliens (Défense, Affaires étrangères), il fut Premier ministre à trois reprises et sept ans président de l’État d’Israël. Pourtant, les nombreux éloges qui lui ont été adressés au moment de sa mort témoignent de l’héritage ambigu qu’il a laissé.

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