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Dans le même numéro

La sociologie : à bout de souffle, à la dérive ou en déroute ?

juin 2007

#Divers

Inquiétante et bizarre situation que celle de la sociologie dans les universités et dans nos pays. Même le mot s’y est tellement métamorphosé, au fil de ces dernières années, qu’il a fini par devenir synonyme de travail social, d’action sociale, voire de politique sociale. Le sociologue, lui, y est perçu comme une sorte de médecin des organisations malades, de thérapeute des relations de groupe, d’analyste de tous les problèmes sociaux (la vieillesse, la famille, la pauvreté, le chômage, l’exclusion, la drogue, la démocratisation des études, les étrangers, etc.), voire comme l’assistant social de la société « en crise ».

À lire la presse et à écouter les radios, le sociologue serait le conseiller, peu écouté, il est vrai, du Prince, l’assistant social de la « bonne » Société. Pour nos gouvernants le « véritable » sociologue est « constructif », il doit, grâce à ses recherches, favoriser la transformation « positive » de la société, l’adaptation des comportements des uns et des autres aux exigences de l’organisation sociale. Pour échapper aux gémonies réservées aux Jean Ziegler, il doit concéder que les conflits sont toujours, ou presque, néfastes, absurdes, marqués par des fausses oppositions, et accorder que le consensus reste préférable, en toutes circonstances, aux dissensions.

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