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La « chair souffrante de l'humanité ». À propos de Germaine Tillion et de Charlotte Delbo

août/sept. 2013

#Divers

À propos de Germaine Tillion et Charlotte Delbo

Germaine Tillion et Charlotte Delbo, toutes deux résistantes, furent toutes deux déportées à Ravensbrück. Elles ont chacune voulu rendre compte de ce qu’elles avaient vécu, refusant un certain discours qui voulait que l’expérience des camps fût « indicible ». Chacune à sa manière, Tillion plus historienne, Delbo plus poétique, elles ont trouvé une écriture, pour faire savoir, pour rechercher, autant que possible, la vérité.

Dans les notes qu’elle avait prises à Ravensbrück en mars 1945, Germaine Tillion rapportait une phrase de Schwarzhuber qui était alors commandant du camp : « Marchez seulement bien tranquillement... Le cœur bat, n’est-ce pas1 ? » « Le cœur bat à Ravensbrück » est aussi le titre d’un chapitre du livre de Charlotte Delbo, Une connaissance inutile2. Germaine Tillion raconte que le 28 mars eut lieu une « sélection » ; exceptionnellement, le travail cessa à 14 heures et toutes les femmes, une par une, durent défiler devant Schwarzhuber. Le texte de Charlott

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