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Positions – Les partenariats public-privé, une bombe à retardement

janvier 2013

#Divers

Le contrat de partenariat public-privé (Ppp) permet de confier en un seul marché, conception, construction, entretien, maintenance et gestion d’un équipement public. Celui-ci est financé par le groupement privé attributaire du contrat, et payé par l’État ou la collectivité sous forme de loyer sur des durées de quinze, trente, voire quarante ans. Les règles de la comptabilité publique ont été adaptées pour que la majeure partie du montant du marché n’apparaisse pas en investissement, mais en fonctionnement, masquant ainsi à l’Europe la réalité de la dette contractée.

L’intérêt du Ppp, c’est qu’il permet de lancer de vastes pro - grammes, sans argent, en reportant à plus tard leur paiement. Il s’agit d’un comportement de ménage surendetté qui triche sur la déclaration de ses finances pour continuer à emprunter.

Les premiers Ppp ont été lancés dans les années 1980 par Margaret Thatcher ( “Private Finance Initiative”) et réalisés dès 1992. De nombreuses études ont montré les taux de profits élevés pour les privés et les risques encourus par les finances publiques. Entre autres, soixante hôpitaux anglais sont en état de faillite annoncée

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