Dans le même numéro

L'écriture et la comparaison des cultures (entretien)

août/sept. 2011

#Divers

Dans l’Adieu au voyage, Vincent Debaene se demande pourquoi les ethnologues français comptent souvent dans leur bibliographie, à côté d’un ouvrage savant, un ouvrage littéraire. Cette particularité française témoigne- t-elle d’une conception spécifique des sciences humaines, notamment vis-à-vis de la tradition anglo-saxonne ? Et ce type de questionnement offre-t-il de nouvelles pistes pour la réception de Claude Lévi-Strauss aujourd’hui ?

Vincent Debaene a publié récemment l’Adieu au voyage. L’ethnologie française entre science et littérature1, dont l’originalité est de se pencher sur la place de l’écriture et sur le statut de l’écrivain dans un univers marqué par les sciences humaines et sociales. Dans cette optique, il évoque ce qu’il appelle « la tradition française des deux livres » : dans de nombreux cas, les anthropologues, de retour de « leur » terrain, « écrivent » un livre de voyage qui précède les travaux scientifiques. C’est le cas d’Alfred Métraux avec l’Île de Pâques, de Michel Leiris avec l’Afrique fantôme, de Marcel Griaule avec les Flambeurs d’hommes,

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !