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Dans le même numéro

Penser africain: raison, identité et liberté. (Entretien)

décembre 2006

#Divers

Fondateur de la revue Terroirs (revue africaine de sciences sociales et de culture), le philosophe revendique ici la liberté de considérer l’Afrique comme une « idée neuve ». Liberté par rapport aux traditions et méfiance envers un cosmopolitisme abstrait le conduisent à affirmer une identité africaine contre ce qui la conteste ou la met en péril.

Esprit – Vos premiers travaux philosophiques ont porté sur ce que vous appeliez la crise du Muntu. Qu’entendiez-vous par là ? Quelle évaluation faites-vous aujourd’hui de la situation du Muntu ?

Fabien Eboussi Boulaga – Le Muntu est l’homme dans la condition africaine et qui doit s’affirmer en surmontant ce qui conteste son humanité et la met en péril. C’est à lui de faire l’évaluation de sa situation, de ce avec quoi et contre quoi il a à compter pour se faire une place, sa place dans un monde commun, dans le dialogue des lieux en quoi il consiste concrètement.

Arrêtons-nous, un moment, sur le désir africain d’attestation d’une humanité contestée ou en danger. Où en sommes-nous aujourd’hui et où en est-on de ce désir ?

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