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Migration et identité : le paradoxe des influences réciproques

janvier 2010

#Divers

L’arrivée de populations migrantes change-t-elle l’identité des pays dans lesquels elles s’installent ? Si cette question est fréquemment débattue, on néglige en revanche trop souvent de traiter la réciproque : comment la culture des migrants est-elle transformée par leur arrivée dans un pays ? Or, pour le démographe, c’est cette influence du pays d’accueil sur les arrivants qui se révèle déterminante.

Dans un contexte de faible natalité autochtone, une forte immigration en provenance d’autres cultures menacerait-elle l’identité des sociétés occidentales ? D’un côté, les populations occidentales voient leur part se réduire dans l’ensemble de la population mondiale (tableau 1). L’Europe (Russie incluse) et l’Amérique du Nord, qui représentaient 30% de la population mondiale en 1900, n’en forment aujourd’hui plus que 15%; la part de l’Europe dans le monde, dans un croisement spectaculaire avec celle de l’Afrique, sera passée de 24,7% en 1900 à 7,0% en 2050 (figure 1).

Tableau 1.

Distribution de la population mondiale par continent (1900-2050)

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