Dans le même numéro

Le Havre, l'axe Paris-Seine et les routes maritimes mondiales

juin 2013

Le port du Havre est en perte de vitesse face à Anvers ou Rotterdam : pour des raisons économiques (dynamisme allemand) et géographiques difficiles à modifier à court terme, mais aussi du fait de choix stratégiques sur lesquels on peut influer, pour mieux insérer la France dans les échanges mondiaux en transformant le rapport entre les terres intérieures et l’ouverture au grand large.

Depuis sa fondation par François Ier en 1517, Le Havre, au débouché de la Seine et de son estuaire, a toujours été le port de Paris. Une grande agitation s’empare de la ville, plus largement de toute la Normandie, avec le Grand Paris. L’architecte Antoine Grumbach reprend l’idée de Napoléon : « Paris, Rouen, Le Havre, une seule ville dont la Seine est la grande rue1. » Et l’idée s’impose. La rue, source d’une immense richesse, doit être maritime, portuaire, industrielle, urbaine, fluide et rapide, mais aussi culturelle et écologique. Il en va de l’intérêt national.

Conforter cette porte maritime en rapprochant les ports du Havre, de Rouen et de Paris constitue un enjeu essentiel. Le Ha

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !