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Une crise globale de légitimité

octobre 2010

#Divers

Affaiblis par la crise, les États-Unis et l’Europe, où les élites semblent échapper aux conséquences de la crise, n’ont plus la légitimité pour prétendre imposer leurs décisions au niveau international. En l’absence d’acteur légitime reconnu, comment les rapports de force géopolitiques peuvent-ils se réorganiser ?

Les paniques financières ne sont pas nouvelles dans le capitalisme. Pas plus que les récessions économiques. Elles sont sans doute même inhérentes à son fonctionnement et, peut-être, à sa moralisation. Elles imposent en effet de la discipline, punissant les téméraires, récompensant les prudents. Elles le font cependant de façon imparfaite, gratifiant parfois les téméraires et punissant les prudents. Les crises politiques apparaissent lorsque les téméraires semblent profiter des crises qu’ils ont eux-mêmes causées, tandis que le reste de la société supporte le poids de leur inconscience.

Les systèmes financiers et économiques sont inséparables d’un système politique beaucoup plus vaste. Chaque nation agence à sa manière les systèmes politique, économique et militaire. Chacun d’eux possède ses élites qui sont chargées d’en assurer le fonctionnement. Les trois systèmes interagissent continue

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