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Les métamorphoses d'Henri Dutilleux

juillet 2009

#Divers

Grand lecteur et amateur de poésie, Henri Dutilleux n’a, jusqu’ici, pas beaucoup écrit pour la voix. On lui connaît quelques mélodies : La déportée de 1945, La prière pour nous autres charnels, orchestration d’une pièce de Jehan Alain, tué au front en juin 1940, d’après Charles Péguy ; La geôle, sur un poème de Jean Cassou et, du même, deux sonnets pour baryton et orchestre ; un hommage à Francis Poulenc, San Francisco night (mezzo-soprano et piano).

Le compositeur a privilégié les œuvres pour orchestre, choix singulier qui le distingue de nombre de ses collègues plus attachés à la tradition ou à l’expérimentation. Henri Dutilleux bouleverse le matériau orchestral sans le révolutionner, comme dans ses deux symphonies, Métaboles, chef-d’œuvre de 1965, ou ses deux concertos pour solistes dont Tout un monde lointain… assure sa grande renommée (la musique de chambre, très active, travaille de manière souterraine la pâte orchestrale).

Dans les années 1970, un grand serviteur de la musique, administrateur de l’Opéra de Paris, Rolf Liebermann, se déclare prêt à passer commande de trois opéras

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