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La crise du multilatéralisme

août/sept. 2014

#Divers

L’ordre multinational mis en place après la Seconde Guerre mondiale reposait sur la distinction claire entre la compétence nationale et les affaires internationales. Aujourd’hui, avec la transformation des équilibres mondiaux et la réduction du pouvoir des États, comment imaginer un avenir au multilatéralisme ?

Le « multilatéralisme » a toujours été une aspiration plus qu’une réalité, et les réalistes rappellent que la paix de la guerre froide a été assurée par l’équilibre de la terreur nucléaire, et non par l’Onu. Ils peuvent souligner que l’ordre multilatéral dont on déplore aujourd’hui le déclin n’a jamais vraiment existé : les États les plus puissants ne se sont jamais privés de violer les règles qu’ils avaient adoptées quand elles entravaient la défense de ce qu’ils estimaient être leur intérêt national, codifiant même leur puissance en obtenant au Conseil de sécurité un droit de veto. Et la Charte des Nations unies, dès son article 2, affirme : « Aucune disposition de la présente Charte n’autorise les Nations unies à̀ intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État. »

Les acquis du mu

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