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Dans le même numéro

Les frontières de la solidarité restent à définir

juillet 2010

#Divers

La crise grecque a fait remonter l’expression des passions nationales et des égoïsmes à travers l’Europe. Ce qui met l’accent sur le défi auquel l’Union n’a pas encore répondu : jusqu’à quel point peut‑on mettre des politiques en commun sans organiser des formes de solidarité entre les sociétés ? Sommes-nous prêts à partager des modes de vie et des modèles sociaux en plus de quelques attributs du pouvoir politique ?

Ce qu’il est convenu d’appeler, au printemps 2010, la « crise grecque », n’est pas simplement une péripétie supplémentaire inquiétante de la tempête économique et financière déclenchée depuis 2008. En comprendre les fondements oblige à ouvrir la réflexion sur les motifs ultimes de l’intégration européenne. Apparaissant trop « lointains », ces thèmes sont peu présents explicitement dans la discussion publique. Les enjeux immédiats, considérables il est vrai, sont polarisés par la nécessité et les modalités de l’intervention politique concertée face à l’attaque actuelle des marchés sur l’euro et, potentiellement, d’autres monnaies. Mais ces décisions immédiates et urgentes ne devraient pas laisser mésestimer des problèmes de portée beaucoup plus longue, illustrés par la « crise grecque », qui ont trait à trois domaines essentiels : l’exercice de la politique en Europe, les frontières

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