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Le barde au ton juste. Poèmes présentés par Jacques Darras

octobre 2013

#Divers

Le barde au ton juste

Yvon Le Men (1953) est un poète breton, à l’image des deux prédécesseurs qu’il admire le plus, quoique aux antipodes l’un de l’autre, tant dans l’écriture que dans l’engagement politique : Eugène Guillevic le communiste, Xavier Grall le nationaliste. La synthèse s’est faite chez Le Men dans la douleur mais aussi sans stigmates. Il s’agit, chez lui, d’une poésie souvent lapidaire, comme celle de Guillevic mais beaucoup moins retenue ou pudique, moins froide pour tout dire. Le Men est un poète de l’émotion, sensible aux autres – les pauvres, les humbles en particulier – qui se livre quelquefois à de longs voyages dans l’espace (Mali, Haïti, etc.) en accompagnement du festival des Étonnants Voyageurs de son ami Michel Le Bris. Vivant exclusivement de sa poésie, ses lectures publiques, ses collaborations à Ouest-France, les rencontres qu’il provoque à Lannion, sa ville, Yvon le Men est la figure renouvelée du barde au chevet de sa communauté. Comme tel, il dit ses poèmes par cœur devant des auditoires captivés. Par ailleurs nouvelliste et romancier, il excelle dans la prose ironique (le Petit Tailleur de shorts, Paris, Flammarion, 1996). C’est, de manière plus générale, son aptitude à la maxime, l’image brève et juste qui fait l’originalité de son art (le Jardin des tempêtes. Choix d

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