Dans le même numéro

Une seule vie. Résistance biologique, résistance politique

janvier 2015

#Divers

Résistance biologique, résistance politique

La limite entre sujet politique et sujet vivant s’efface. C’est l’occasion de dépasser le divorce entre philosophie et biologie, pour penser l’une et l’autre, l’une par l’autre, de manière politique – car la résistance peut venir de la biologie elle-même. Des domaines comme ceux de l’épigénétique ou du clonage invitent à combler ce fossé de la réflexion.

Qu’une résistance à ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui le « biopouvoir » – contrôle, régulation, exploitation et instrumentalisation du vivant – puisse provenir de possibilités inscrites dans la structure du vivant lui-même et non de concepts philosophiques qui la surplombent ; qu’il puisse y avoir une résistance biologique à la biopolitique ; que le « bio- » puisse être considéré comme une instance complexe et contradictoire, opposée à elle-même et désignant d’un côté le véhicule idéologique de la souveraineté moderne, de l’autre ce qui le freine, voilà qui semble n’avoir jamais été pensé.

Le préjugé antibiologique de la philosophie

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !