Michel Legrand en concert à Haymarket le 13 avril 2008.
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La variété de Michel Legrand (1932-2019)

«Mes succès, mes lauriers, je n’ai rien à en dire, d’autres s’en chargent s’ils le veulent bien.» Lorsque ces quelques lignes seront publiées, «d’autres» se seront bien avant moi chargés de rendre hommage à Michel Legrand, évoquant les sommets de la carrière de l’un des derniers grands de sa génération. Son œuvre, loin d’être monolithique, se plaît à explorer tous les territoires musicaux, sans hiérarchie, du septième art au jazz, de la variété à l’easy listening, croisant les styles, mêlant les genres. Pourtant, ce ne sont ni des Demoiselles de Rochefort et autres Parapluies de Cherbourg, non plus que L’Affaire Thomas Crown ou Un Été 42, Yentl et Peau d’Âne dont il sera question dans cet hommage. C’est un autre Michel Legrand que je veux brièvement évoquer ici. Un compositeur qui, faisant sienne cette phrase du Coq et l’Arlequin de Cocteau, savait que «le tact dans l’audace, c’est de savoir jusqu’où on peut aller trop loin

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Michel Gonin

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« Lancer l’alerte », un dossier coordonné par Anne-Lorraine Bujon, Juliette Decoster et Lucile Schmid, donne la parole à ces individus prêts à voir leur vie détruite pour révéler au public des scandales sanitaires et environnementaux, la surveillance de masse et des pratiques d’évasion fiscale. Ces démarches individuelles peuvent-elles s’inscrire dans une action collective, responsable et protégée ? Une fois l’alerte lancée, il faut en effet pouvoir la porter, dans un contexte de faillite des espaces traditionnels de la critique.