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Globale, connectée ou transnationale : les échelles de l'histoire

décembre 2013

#Divers

Le décentrement de l’histoire a permis de s’éloigner du « grand récit » de la domination occidentale du monde et de prendre en compte des sujets dépassant les frontières nationales. Mais l’histoire globale tend parfois à réintroduire un biais téléologique, présentant la mondialisation comme un phénomène inévitable.

Depuis plus d’une décennie, l’histoire dite globale connaît un succès grandissant1. Né aux États-Unis, ce courant s’est développé en Grande-Bretagne, puis en Europe continentale. L’intérêt qu’il suscite en France, dans un contexte général d’interrogation sur la « mondialisation » contemporaine, ne va pourtant pas sans ambiguïtés, car si l’idée de rompre avec tout ethnocentrisme occidental fait facilement consensus, la notion d’histoire globale recouvre des approches bien différentes. Sa branche la plus féconde aujourd’hui est sans doute l’histoire connectée, par son caractère transnational revendiqué et par les jeux d’échelles qu’elle autorise.

Un « tournant global » des historiographies occidentales

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