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Humour et littérature par temps de comique médiatique

janvier 2011

#Divers

Le rire, omniprésent dans les médias, se diffuse de la scène aux écrans en même temps qu’il se réduit à des stéréotypes et à la critique du pouvoir politique. Quelle place reste-t-il pour cette forme plus insaisissable qu’est l’humour, dont la force est inscrite dans l’histoire de nos littératures ?

Voilà cinquante ans, Robert Escarpit assimilait l’humour à un « art d’exister » qu’il rattachait à une histoire littéraire européenne (d’abord anglaise avec Geoffrey Chaucer puis William Shakespeare et Lawrence Sterne) puis occidentale (avec, au xixe siècle, la naissance du humor états-unien, dont l’un des grands représentants fut Mark Twain1). Détachant la notion d’humour de celles du rire et du comique, il synthétisait les interrogations sur un phénomène que le xxe siècle a constamment valorisé sans savoir exactement en quoi il consiste. Les travaux qui s’intéressent à l’humour ont en effet tellement multiplié les acceptions de ce terme qu’il n’en existe pas de conception claire et généralement acceptée2. Pour la plupart d’entre nous, le mot est prestigieux – qui ne souhaite avoir le « sens de l’humour » ? – mais extraordinairement flou. Id

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