Photo : Brett Jordan
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Retour vers le futur transhumaniste

L’aspiration à améliorer les performances des êtres humains grâce aux sciences et aux techniques s’inscrit-elle dans l’héritage des Lumières d’une perfectibilité humaine ? Si le transhumanisme est bien la continuation du projet moderne de maîtrise de la nature, il fait abstraction des considérations éthiques, sociales et politiques qui le portaient. Le transhumanisme est donc l’idéologie propre aux sociétés de la compétition individualiste.

Nous voulons devenir l’origine du futur, changer la vie au sens propre et non plus au sens figuré, créer des espèces nouvelles, adopter des clones humains, sélectionner nos gamètes, sculpter nos corps et nos esprits, apprivoiser nos gènes, dévorer des festins transgéniques, faire don de nos cellules-souches, voir les infrarouges, écouter les ultrasons, sentir les phéromones, cultiver nos gènes, remplacer nos neurones, faire l’amour dans l’espace, débattre avec des robots, pratiquer des clonages divers à l’infini, ajouter de nouveaux sens, vivre vingt ans ou deux siècles, habiter la Lune, tutoyer les galaxies.

Ray Kurzweil

L’aspiration à « améliorer » l’être humain et ses performances aussi bien physiques, intellectuelles qu’émotionnelles par des innovations technoscientifiques et biomédicales s’affirme chaque jour de manière plus évidente. Dopage sportif, médecine anti-âge, chirurgie esthétique ou encore contrôle des naissances en sont quelques-unes des manifestations les plus visibles. Ces exemples ne sont, pour le mouvement transhumaniste, que le prélude d’une révolution plus importante à venir, qui verra l’ê

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