Dans le même numéro

La Pologne de nos mauvais rêves

décembre 2017

#Divers

Deux années se sont à peine écoulées depuis la prise de pouvoir par le parti conservateur et populiste, le PiS (Droit et Justice), mais les dégâts qu’il a causés sont d’ores et déjà tangibles : Cour constitutionnelle paralysée, nombreuses démissions au sein du haut commandement de l’armée, réforme de l’enseignement qui vise surtout à imposer une éducation « plus patriotique », tentative partiellement avortée de subordonner la nomination de magistrats à la décision du ministre de la Justice et du procureur général. Non moins préoccupante est une campagne permanente de dénigrement des adversaires, opposants et critiques du PiS, suivie d’une propagande à relents nationalistes, racistes et antieuropéens. Jadis élève exemplaire de l’Europe, la République de Pologne est ainsi devenue sa brebis galeuse. Menacé par Bruxelles de voir activer à son encontre l’article 7 du traité sur l’Union européenne, le gouvernement polonais ne manifeste cependant aucune intention de renoncer à ses « réformes ». D’autant que cette dérive ouvertement autoritaire du PiS ne fait pas fléchir sa cote de popularité, à qui les sondages donnent toujours entre 39 % et 44 % des intentions de vote.

Si les causes profondes de ce

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !