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L’Espagne au bord de la crise de nerfs

novembre 2012

#Divers

Esprit – La stratégie du gouvernement Rajoy est aujourd’hui violemment contestée en Espagne, et peu lisible aux yeux de l’Europe. Pourquoi n’a-t-il pas, par exemple, fait le choix, comme le Portugal, d’avoir recours au Mécanisme européen de solidarité financière ?

Josep Ramoneda – L’Espagne vit une sérieuse crise institutionnelle. De la Couronne à la justice, du Parlement au Tribunal constitutionnel, de l’État aux partis politiques, tout est en question, comme si le souffle de la transition et de la nouvelle démocratie s’était éteint. Mariano Rajoy n’est pas un dirigeant capable d’affronter à la fois la crise économique et une révision du système institutionnel qui redonne confiance à la population. Les ponctions répétées des revenus des citoyens pour sauver les banques défont le tissu social, détruisent le sentiment du collectif. L’impunité avec laquelle a été gérée la connivence entre le pouvoir politique et le pouvoir financier, dont l’affaire Bankia est l’exemple le plus flagrant, confirme la négation de toute idée d’équité. Face à cette situation, Mariano Rajoy, conforme à son style, retarde les décisions, méprise le Parlement, et parle très rarement aux Espagnols, si ce n’est pour dire qu’« il fait ce qu’il doit faire » et qu’« on ne peut rien faire d’autre ». La démora

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