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Le musée des Confluences sous vide

janvier 2016

#Divers

La visite du musée des Confluences à Lyon a de quoi nous alerter sur l’ampleur de la dynamique communicationnelle qui semble atteindre les nouveaux musées, au détriment de l’expérience des visiteurs. La mise en avant de la figure du « grand public » pris comme un tout indifférencié, que Daniel Jacobi a nommé le « tournant communicationnel des musées1 », a pour effet paradoxal, en mettant l’accent sur la réception, d’appauvrir la visite jusqu’à la faire ressembler à un acte de consommation comme un autre. C’est le sentiment que produit sur le visiteur le parcours des salles de la nouvelle institution lyonnaise.

Ce musée des sciences, techniques, cultures et sociétés a ouvert ses portes en décembre 2014 à la pointe de la presqu’île, au confluent du Rhône et de la Saône. Il a été financé par le département du Rhône avec un budget originel de 61 millions qui est passé en dix ans à 330 millions d’euros, soit un budget une fois et demie plus gros que celui du musée du quai Branly à Paris. La construction du gigantesque bâtiment à l’architecture spectaculaire sur un sol fluvial instable a été pour beaucoup dans l’augmentation des coûts.

Ce qui est troublant

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