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Dans le même numéro

Situation française, littérature mondiale et courants postcoloniaux. (Entretien)

décembre 2006

#Divers

La fin de l’empire est une césure négligée dans l’histoire française de la création littéraire. Elle a favorisé un retour à l’espace hexagonal et à la langue nationale tout en jetant un doute sur la faculté de la littérature à s’inscrire dans une histoire qui ne pouvait plus être héroïque. Simultanément, la critique littéraire s’est relativement désintéressée des échanges littéraires internationaux et de leur manière de s’interroger sur la possibilité actuelle d’une littérature mondiale.

Esprit – Dans Misère de la littérature, terreur de l’histoire1, vous vous interrogez sur la difficulté de la création littéraire française à se mettre en rapport avec l’histoire, la société, la politique. À quoi attribuez-vous cette difficulté ? Est-elle liée à une conception française de la création esthétique et de l’histoire qui peut en rendre compte ?

Philippe Roussin – Le livre traite d’abord de l’œuvre de Céline, sans constituer une monographie à proprement parler. Il s’agit plutôt de tenter une synthèse qui permette, à partir du « cas » Céline et du statut prééminent qui est devenu le sien, de rendre compte d’un état de la littérature françai

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