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Dans le même numéro

L'énigme et la déception. Poèmes présentés par Jacques Darras

mai 2015

#Divers

L’énigme et la déception

« Nous ne sommes jamais assez poète », écrit Esther Tellermann dans son plus récent essai1, avec d’autant plus de justesse que son affirmation conforte une opinion de plus en plus universellement partagée. Cependant que veut-on dire, usant d’une telle phrase ? Il faudrait sans doute commencer par s’entendre sur ce que c’est qu’« être poète ». Or la définition affinée, il n’est pas sûr que les poètes partageraient tous le même avis. D’autant que c’est l’une des forces majeures de la poésie, surtout à l’époque présente, de compter autant d’approches diverses qu’elle a de pratiquants. Pour ce qui concerne Esther Tellermann, nul doute que nous ayons affaire, la lisant, à un véritable poète. D’une exigence autrement plus sévère que la formule employée par elle-même ci-dessus. Ce que la lecture de son œuvre révèle en effet, depuis Première apparition avec épaisseur2 jusqu’aux Carnets à bruire3, c’est l’extrême degré de condensation poursuivi et atteint par son art, de livre en livre.

Lire Esther Tellermann est un défi, un appel à l’humilité du lecteur. Lor

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