Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !

Dans le même numéro

Duch : un homme, une institution, un communisme en procès

octobre 2009

#Divers

Alors que le procès du responsable khmer rouge est toujours en cours, que peut-on comprendre du parcours de cet homme ? Comment le crime de masse se met-il en place ? Quel est son lien à l’idéologie ? Et que peut-on apprendre, du point de vue de l’histoire et de la pensée politique, de ce type de procès ?

Le 30 mars 2009, s’est ouvert à Phnom Penh le procès de Kang Khek Ieu, alias Duch. Duch fut le responsable du centre codé S-21, où « plus de 14 000 ennemis [du Kampuchéa démocratique, KD] furent interrogés, torturés et durent avouer des crimes contre-révolutionnaires. À l’exception d’une poignée d’entre eux, tous furent exécutés1 ». L’ouverture d’un tel procès peut incontestablement être considérée comme une victoire sur l’impunité. Face à une période qui fut, tant au niveau national qu’international, occultée, nuancée, voire niée, la mise en place de ce tribunal est, à n’en pas douter, extrêmement salvatrice. Le fonctionnement de cette juridiction n’est certes pas sans susciter quelques interrogations, ne serait-ce que sur les dysfonctionnements, les instrumentalisations et les positions prises par ce tribunal mixte composé de juges cambodgiens et internationaux sous l’égide de l’Onu. Mais ces problématiques ne doivent pas occulter

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !