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Des mots qui blessent dans un monde globalisé

octobre 2015

#Divers

Le contexte global des communications complique l’interprétation des discours de haine. La « quenelle » est-elle antisémite ou bien un simple geste de défi au pouvoir ? Une attaque de l’islam revient-elle à attaquer les musulmans ? Les satires servent-elles toujours un projet d’émancipation ? Ces difficultés imposent de s’accorder sur une définition claire des discours de haine.

La communication est devenue un phénomène global, une prise de parole à un endroit pouvant déclencher un tollé immédiat dans d’autres parties du monde – en partie du fait des avantages politiques que certains retirent de l’amplification du scandale. Ce problème n’est pas nouveau. L’affaire des caricatures danoises remonte à plus d’une décennie et la publication des Versets sataniques de Salman Rushdie aux années 1980. Mais il s’est aggravé avec l’usage généralisé de la communication digitale et des médias sociaux, notamment depuis le renouveau des mouvements djihadistes transnationaux.

Dans les systèmes juridiques occidentaux, la plupart des partisans de la pénalisation des discours de haine défendent l’idée d’une réponse légale au nom

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