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Tous les portraits

Jean Daniel


1920-2020

Né dans une famille juive d’une petite ville proche d’Alger, Jean Daniel est dès l'âge de quinze ans un lecteur assidu de l’hebdomadaire Vendredi, un journal intellectuel de gauche. Fasciné par André Gide, il s’intéresse au socialisme de Léon Blum au moment du Front Populaire.

Il s’inscrit en philosophie à l’université d’Alger, où il fréquente le cercle des Amis de la revue Esprit. Arrivé à Paris après la Seconde guerre mondiale, il fait la connaissance d’Albert Camus, puis de Daniel Bernstein, avec lequel il fonde la revue Caliban.

Partisan du non-alignement, il publie en décembre 1947 un manifeste en faveur de l’unité économique d’une Europe indépendante, également signé par Emmanuel Mounier, Jean-Marie Domenach, Claude Bourdet, Maurice Merleau-Ponty et Jean-Paul Sartre. Caliban cesse de paraître cinq ans plus tard, mais Jean Daniel n’est qu’au début de sa carrière. Il publie son premier livre, L’Erreur, en 1953.

Il entre à la Société générale de presse en 1954 et commence à travailler avec L’Express pour couvrir les événements d’Algérie. Il dénonce la torture dans ses articles, collaborant aussi avec Esprit au sein du Comité France-Maghreb. Il est favorable à la cause algérienne, mais sa défense des négociations avec le FLN l’éloigne d’Albert Camus.

À la fin de la guerre d'Algérie, il quitte l’Express et participe à la relance de France Observateur, qui prendra le nom de Nouvel Observateur. Il en sera le directeur jusqu’en 2008.