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Notes de lecture

Rousseau aux Charmettes

mai 2012

#Divers

Rousseauiste avertie et curieuse de son auteur préféré, Claude Habib s’est rendue pendant quelques jours en toute liberté (la conservatrice l’a laissée vagabonder comme elle voulait) aux Charmettes, dans les hauteurs de Chambéry, sous le massif préalpin des Bauges, dans cette maison où l’auteur des Confessions a connu un rare « moment de bonheur » auprès de Madame de Warens. Plutôt que de se pencher sur une idylle amoureuse qui n’en était pas une (Madame de Warens, une femme libre, formait à l’époque un couple à trois avec le jeune Rousseau et un homme plus âgé), l’auteure essaie de comprendre les raisons de ce moment de rêve et suggère que Rousseau a trouvé auprès de cette femme, qu’il appelle Maman, l’occasion de se remettre à l’étude. « Ce n’est pas le nid d’un couple, c’est la chrysalide d’un génie… Les Confessions et les Rêveries sont le témoignage de ce sentiment retrouvé que Rousseau n’appelle pas amour. » Pour Rousseau, dont l’amour unique (le seul possible pour un romantique) ne fut pas Madame de Warens, les Charmettes furent « une école de la deuxième chance », une école située sur un espace pentu, dans une maison bâtie sur une terrasse entre vignes et potager à distance

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Editions de Fallois, 2012
80 p. 12 €