Notes de lecture

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Comment gouverner un peuple-roi ? de Pierre-Henri Tavoillot

L’actualité politique nous donne parfois l’occasion d’interroger un certain nombre d’évidences. Si la «marche des affaires courantes» implique une certaine inattention, il est des moments qui nous obligent à la réflexion. Des crises qui nous obligent à rompre avec l’immédiateté. Ce que l’on nomme «la crise des Gilets jaunes» invite à rompre avec l’immédiateté. En effet, une telle mobilisation s’est présentée, a revendiqué sa légitimité, au nom du peuple et de la démocratie. Celle-ci étant présentée comme trahie en raison de l’oubli de celui-là. La distance serait à ce point creusée entre représentants et représentés que le gouvernement représentatif ne serait devenu qu’une vaste supercherie se réduisant au seul moment électoral.

Le genre démocratique oscille entre deux espèces, deux modalités d’exercice : la représentation absolue et le peuple en acte. Si la première conçoit le fait représentatif comme l’unique façon d’articuler la voix du peuple, le second soupçonne tendanciellement la représentation

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Émeric Travers

Émeric Travers est agrégé de philosophie et docteur en science politique.

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Suite à la crise des Gilets jaunes, ce dossier, coordonné par Jean-Louis Schlegel et Jacques-Yves Bellay, décrit une France en archipel de bassins de vie : certains fragiles et relégués, d’autres attractifs et dynamiques. À lire aussi dans ce numéro : la révolution tunisienne, la tragédie du Venezuela et l’esprit du christianisme.