OUI À UNE SOCIÉTÉ AVEC LES JEUNES DES CITÉS!



 Psychosociologue plus habituée aux nuances des entretiens et des observations in vivo qu’aux données chiffrées in vitro, l’auteur déploie deux dimensions: l’international, avec des pages consacrées aux jeunes d’autres continents (qui eussent pu être développées); les stéréotypes du jeune des cités nécessairement « violent », de la fille nécessairement « soumise » et de la famille évidemment « démissionnaire ». C’est, si l’on veut, la phase critique. La deuxième partie est plus positive: il s’agit de reconstruire le lien social grâce à l’école, aux institutions et aux associations. Justice, citoyenneté et dignité sont les maîtres mots de cette intégration qui passe d’abord par la scolarisation. Celle-ci sert tout autant à apprendre qu’à apprendre à vivre ensem­ble, selon un double apprentissage à la fois cognitif et social. L’école devient alors un laboratoire qui traite des problèmes familiaux, du quartier, des « réseaux » et des relations entre jeunes. Des études de cas, effectuées dans des cités en France, montrent la sensibilité des jeunes à la vie sociale, leur désir de dignité et d’entraide (relation, logement, vie économique…). Une vie dans la ville n’est possible qu’en prenant en compte les contraintes de l’habitat, le désir des habitants, surtout celui des jeunes qui ont besoin d’espace, au sens physique et au sens social.
P. Ma.
Éditions de l’Atelier, 2007
207 p. 18 €