Photo de Jaroslav Krejčí, 1965 CC BY-SA 4.0 via Wikimedia
Photo de Jaroslav Krejčí, 1965 CC BY-SA 4.0 via Wikimedia

Résister à la désertification intérieure. Une lecture de Vaclav Havel

Loin de se limiter à la dissidence politique, Vàclav Havel a conçu une philosophie critique de la modernité capitaliste qui nous concerne toujours aujourd'hui. Il a su, avec acuité et une réelle ampleur de vues, identifier les ressorts de l'appauvrissement intellectuel, spirituel et moral accompagnant une société consumériste et sans idéal, étroitement balisée par le mensonge universel et une uniformisation qui tue l'esprit et la sensibilité.   


Depuis quelque temps, et plus précisément depuis l’avènement de cette internationale qui se veut souverainiste, mais dont certains ne cachent plus la mue en multinationale de la subversion, et plus encore depuis l’apparition de figures qui semblent tout droit sorties de dystopies hollywoodiennes très kitsch, on n’en finit plus d'invoquer George Orwell. Avant lui, il y eut aussi Karel Čapek, et même Jules Verne, avec ses savants fous qui finissent invariablement mal. Et pourtant, ce qui se joue aujourd’hui semble dépasser la fiction elle-même. Nous assistons au renforcement d’élites gouvernantes, en Russie, en Chine, et même aux États-Unis, qui se vantent d’un système de gouvernance fondé sur la force et l’affranchissement assumé des interdits, comme si la transgression était devenue une vertu politique. Cette résurgence de réflexes, qui ne disparaîtront jamais vraiment, me frappe d’autant plus que je suis née en Tchécoslovaquie, dans cette partie de l’Europe qui a vécu, pendant des décennies, sous un régime totalitaire.

C’est précisément ce qui me conduit à constater avec étonnement que l’Occident global n’a toujours pas véritablement intégré en son sein l’expérience vécue dans ce que l’on appelait, alors, les pays de l’Est. Malgré notre mémoire historique, nous redécouvrons comme nouveaux des phénomènes que l’Europe du XXe siècle avait déjà largement expérimentés. Certes, Orwell décrit avec une remarquable précision les mécanismes de l’emprise et du totalitarisme. Mais d’autres, comme Vàclav Havel, ont raconté ce que signifie vivre dans un tel état pendant de longues années, comment on en vient à renoncer à ses libertés et comment résister.

Plus récemment, Timothy Snyder a lui aussi cherché à comprendre comment ces basculements se produisent. Il formule vingt attitudes concrètes Contre la Tyrannie. Parmi elles : défendre les institutions, se souvenir de l'éthique professionnelle, être attentif à son langage, protéger la vérité, garder son calme lorsque l'impensable arrive, accepter le coût de la résistance, ou apprendre de ses semblables dans d'autres pays. Václav Havel s'appuie, lui, sur le concept de la « polis parallèle ». C’est l’idée de faire exister, au sein même d’un régime autoritaire, des formes de vie sociale, culturelle et civique qui ne dépendent pas de l’État. Chez Havel, la « polis parallèle » est étroitement liée à l’idée de « vivre dans la vérité ».

Une pensée dépassée ?

Dans la Tchécoslovaquie des années 90 où j'ai grandi, et plus encore dans la Slovaquie devenue indépendante, dont je suis devenue citoyenne, il était de bon ton de se moquer parfois de Havel. Ses écrits passés n'étaient lus que par un cercle restreint de personnes, et ses réflexions contemporaines et mises en garde intéressaient peu de monde. Concrètement, et tout bêtement, on se moquait de son pantalon trop court et de son penchant pour les femmes blondes. Peu de gens observaient qu'il avait payé de plusieurs années de prison le fait d’être resté cohérent avec ses convictions.    

En cette année, qui marque le 90e anniversaire de la naissance de Václav Havel, force est de constater que son passage dans l’histoire est largement ignoré en Slovaquie, comme s’il n’avait jamais été, lui aussi, président de cet État. Les Slovaques n’en ont sans doute pas encore tout à fait terminé avec la construction de leur propre identité nationale. Un président d’origine tchèque trouve difficilement sa place dans un récit qui cherche à affirmer ce qui distingue la Slovaquie de la Tchéquie.

En République tchèque, la situation est évidemment très différente. Havel y demeure une figure incontournable du débat public et de la mémoire nationale. Mais là encore, les discussions qui lui sont dédiées semblent parfois davantage chercher la controverse, voire à provoquer ou à choquer, qu’à éclairer son héritage. Il suffit pour s’en convaincre de regarder les titres des émissions, des articles ou des podcasts qui lui sont consacrés : « Havel voulait être président plus qu’il ne le montrait », « Havel n’était pas philosophe et faire de lui un grand penseur est un mensonge » ou encore « Václav Havel était-il un intellectuel distrait, ou un homme politique et un homme d’État doté de capacités d’organisation et d’autorité » ?

L’extinction de l’esprit

Dans sa célèbre Lettre ouverte à Gustáv Husák, alors premier secrétaire du Parti communiste tchécoslovaque, Havel décrit la société tchécoslovaque, sept ans après l’intervention des armées du Pacte de Varsovie et le début de l’occupation du pays par les troupes soviétiques, avec une lucidité qui, encore aujourd’hui, impressionne. Havel voit la société dominée par la peur, le conformisme et la résignation : « Plus est profonde la résignation de l’homme à la possibilité d’une amélioration générale de la situation, et plus généralement à toutes les valeurs et à tous les objectifs qui le dépassent en tant qu’individu, autrement dit, plus il renonce à la possibilité d’agir vers “l’extérieur” -, plus son énergie se tourne vers l’endroit où elle rencontre relativement le moins d’obstacles : vers “l’intérieur”. Les gens pensent beaucoup plus à eux-mêmes, à leur foyer, à leur famille, à leur maison, c’est là qu’ils trouvent la tranquillité, c’est là qu’ils peuvent oublier toute la stupidité du monde… »

Depuis leurs foyers devenus, pour beaucoup, très confortables, les Tchèques et les Slovaques regardent encore souvent Václav Havel comme un doux rêveur. Sa pensée politique leur paraît utopique, trop éloignée des réalités d’une société dans laquelle, selon eux, ce sont avant tout la force et les rapports de pouvoir qui prévalent. Cette perception s’est encore renforcée ces dernières années, avec la montée, un peu partout autour de nous, de forces réactionnaires. J’entends par là celles qui prétendent prendre leur revanche sur ce qu’elles désignent comme les années du « progressisme ».

Il est vrai que la pensée de Havel s’est retrouvée naturellement délaissée, puisqu’elle combattait une dictature qui, croyions-nous, avait disparu avec son époque. Or, force est de constater aujourd’hui que Havel analyse un mécanisme beaucoup plus universel. Il décrit un système qui pousse les individus à sacrifier la vérité au confort, à la sécurité ou à l’accomplissement personnel, un système qui produit de la passivité, puis, peu à peu, du cynisme.

Cette dégradation morale finira par produire une crise politique. Voici l’avertissement de Havel en 1975 : « L’ordre a été instauré. Au prix de l’extinction de l’esprit, de l’engourdissement du cœur et de l’abandon de la vie. Une consolidation extérieure a été obtenue. Au prix d’une crise spirituelle et morale de la société. […] Oui, il y a de l’ordre : un ordre bureaucratique d’une uniformité grise, qui étouffe l’individualité ; une mécanique qui réprime le caractère unique de chacun ; une immobilité moisie qui exclut toute transcendance. C’est un ordre sans vie. […] Pourtant, les gens sentent très précisément ce que cette tranquillité extérieure leur coûte : l’humiliation permanente de leur dignité humaine. Celui qui est capable de résister à l’humiliation qu’on lui inflige est aussi capable de l’oublier rapidement ; celui qui, au contraire, est capable de la supporter longtemps en silence est également capable de s’en souvenir longtemps. Et ainsi, en réalité, rien ne tombe dans l’oubli : toute la peur endurée, toute la dissimulation imposée, toute cette bouffonnerie embarrassante et indigne - et peut-être plus que tout, le sentiment de la lâcheté dont on a fait preuve -, tout cela s’accumule quelque part au fond de la conscience sociale et y demeure ; tout cela y travaille silencieusement. Dès lors, quoi d’étonnant à ce que, lorsque la croûte se fissure et que la lave de la vie jaillit au-dehors, apparaissent en elle, à côté d’un effort réfléchi pour réparer les injustices du passé et d’un désir de vérité et de changements conformes aux besoins de la vie, des éléments de haine bilieuse, de rancœur vindicative et une sorte de désir fiévreux d’obtenir immédiatement réparation pour toutes les humiliations subies ! »

Havel prévient Husák que l’on ne peut pas durablement gouverner une société fondée sur la peur sans conséquences imprévisibles. C’est autre chose que le Big Brother de Georges Orwell. C’est beaucoup plus difficile à mettre en scène au théâtre ou au cinéma. Ce genre de réflexion peut, à la limite, remplir encore des livres. Mais les livres sont de moins en moins lus. À l’exception de la France (cette exception va-t-elle durer encore ?), les responsables politiques à travers l’Europe qui se vantent de n’avoir jamais ouvert un livre sont tellement nombreux…

Une ministre de la culture slovaque a déclaré récemment qu’elle allait au théâtre pour se reposer, et était donc par conséquent très gênée par l’obligation d’y réfléchir, et plus encore par l’affichage des opinions des artistes. Telle une princesse influenceuse, elle préfère poster sur ses réseaux sociaux ses apparitions publiques dans des robes toujours nouvelles et ignore royalement les critiques qu’elle récolte. Mais le "never complain, never explain" ne suffit pas de faire une reine. « Parallèment à l’engourdissement croissant, la capacité à prendre conscience de cet engourdissement s’émousse naturellement », dit Havel, qui ajoute : « une société se développe intérieurement, s’enrichit et se cultive avant tout en prenant toujours plus profondément, plus largement et de manière plus différenciée conscience d’elle-même. L’instrument fondamental de cette prise de conscience de la société est sa culture. Par la culture, la société approfondit sa liberté et découvre la vérité. (…) La question générale est donc la suivante : jusqu’à quel degré d’impuissance spirituelle et morale du peuple conduira la castration actuelle de sa culture ? »

La banalité du mensonge

L’un des thèmes centraux de la lettre est ce que Havel appelle sans détours la « désertification intérieure ». Quand toute la vie publique est organisée autour de la conformité, les individus perdent peu à peu leur capacité de jugement, leur sens critique, mais aussi leur sentiment de transcendance. La culture reste alors une forme de résistance à cet appauvrissement : « là où, par la domination totale de la société, son développement intérieur est totalement réprimé, la première chose à être supprimée est nécessairement la culture (…) par crainte, parfaitement justifiée, que ce soit précisément par la culture – en tant qu’instrument de sa propre prise de conscience – que la société ne prenne également conscience du degré auquel elle est violentée. Par la culture, la société approfondit sa liberté et découvre la vérité – et quel intérêt un pouvoir dont l’essence même est précisément de réprimer ces valeurs peut-il donc avoir à son égard ? »

En Hongrie et en Pologne, comme dans les États-Unis de Trump, nous avons vu quels sont les premiers pas des gouvernements souverainistes-nationalistes-conservateurs : après le contrôle de la justice, vient le tour de l’éducation et de la culture. Václav Havel fut de ceux qui ont ouvert la voie à l’avènement d’un immense espoir à l’Est de l’Europe. Et même si cet espoir s’est, depuis, révélé impossible à entretenir, l’émotion qui l’accompagnait est restée. Je le sais. Je la porte encore en moi. Alors à ceux qui vivent nos temps comme les temps derniers, car épuisés par l’espérance, je conseille de relire Havel. Cet immense espoir venu de l’Est nous a aussi donné des femmes ministres, même des blondes, dont on avait tant l’habitude de se moquer. Cela aurait pu être une véritable révolution. Mais que faire d’un fossile échappé des temps anciens, d’une enveloppe vide, d’un désert à perte de vue ? On peut toujours tenter de chercher dans un sourire contenu les mystères de l’existence humaine. Après tout, il est tout à fait humain de vouloir transfigurer la bêtise, embellir l’ennui, donner un sens au mensonge.

L’une des intuitions les plus profondes de la lettre de Havel est le moment où le mensonge cesse d’être exceptionnel pour devenir l’état ordinaire d’une société. Le problème n’est alors pas l’ignorance, mais la dissociation entre ce que l’on pense et ce que l’on dit. Pour Havel, cette fracture intérieure, devenue collective, est une forme de corruption morale. Il s’agit, assurément, d’un mal. « Le mal n’est pas devenu aujourd’hui plus mauvais que dans le passé, il sait, tout simplement, que les hommes ne croient plus au mal. La grande époque du mal est amorcée, il peut se déployer librement et presque sans contrainte. »1

Qu’est-ce qui nous mène à la désertification intérieure ? Qu’est-ce qui nous menace aujourd’hui ? Il me semble que la réponse est dans le fait que notre époque est celle de la fragmentation des consciences. Nous avons perdu nos propres pensées. Elles sont interrompues, éparpillées, dispersées. Nous les voyons défiler, déformées, sur les écrans de nos téléphones. Elles ne nous appartiennent plus. La montagne est brisée. Les roches sont écrasées. L’érosion se poursuit. Les pierres deviennent sable. Le sable du désert. Or le désert peut être, pour certains, un salut, les grands mystiques de toutes les religions le savent. On y perd ce qui est superflu pour retrouver ce qui est essentiel. Mais la désertification intérieure est d’une autre nature. Elle ne vient pas du dépouillement, mais de l’accumulation. Et peut-être surtout de la perte de notre capacité à être présents à ce qui nous arrive.

C’est ici que la pensée de Václav Havel est éclairante. Dans les Lettres à Olga, écrites pendant les années de prison, Havel revient sans cesse à la question de ce qui permet à l’être humain de ne pas se laisser enfermer intérieurement. Il sait ce qu’est l’enfermement physique. Mais il redoute plus encore une autre forme de prison : celle qui nous fait devenir amer, indifférent, insensible. Dans une lettre, il écrit qu’il veut « rester ouvert au monde », conserver son intérêt pour les autres et son amour pour eux. Cette phrase me semble capitale. Peut-être est-ce même l’une des définitions de la liberté chez Havel. La liberté n’est pas seulement la possibilité d’aller où l’on veut. Elle est aussi la capacité de ne pas laisser le monde se refermer en nous. De continuer à être touché par ce qui existe. De continuer à regarder, à écouter, à questionner. J’ai gardé en mémoire une phrase que j’attribue à Havel, sans parvenir à en retrouver aujourd’hui la référence exacte, vraisemblablement dans les Lettres à Olga : « La vie normale, c’est l’aptitude à l’étonnement. »

S’étonner encore

L’étonnement est peut-être précisément ce qui nous empêche de devenir indifférents. S’étonner, c’est reconnaître qu’une chose est encore capable de nous atteindre. L’étonnement est une forme d’ouverture. Cette ouverture est tout le contraire de la désertification intérieure. Encore faut-il mettre des mots sur ce qui nous étonne.

Dans un discours de réception du le Prix de la paix des libraires allemands, en 1989, Des mots sur les mots2 Havel réfléchit « au pouvoir mystérieux des mots dans l’histoire de l’humanité. » Il s’inquiète pour les mots qui ont été détournés de leur sens. Il parle du mot « paix », affiché partout dans la Tchécoslovaquie communiste, alors même qu’en réalité, les usines d’armements tchécoslovaques tournaient toujours à plein régime : « un même mot peut, à un moment donné, susciter de grands espoirs et, à un autre, projeter des rayons mortels. Ce même mot peut être vrai à un instant et faux l’instant d’après, tantôt révélateur, tantôt trompeur. Il peut, selon les circonstances, ouvrir des horizons grandioses ou tracer la voie vers tout un archipel de camps de concentration. Ce même mot peut constituer la pierre angulaire de la paix tout en laissant résonner, dans chacune de ses syllabes, le crépitement d’une mitrailleuse. »

Plus loin il écrit : « quelques Don Quichotte de la Charte 77 et plusieurs de leurs jeunes collègues de l’Association indépendante pour la paix3ont réussi à réhabiliter ce mot et à lui rendre son sens originel. Ils ont recommencé à employer le mot « paix » pour parler réellement de paix. […] Un mot important a été sauvé de sa dégradation totale. Et il ne s’agit pas seulement de sauver un mot… C’est quelque chose de bien plus important qui est ainsi sauvé. »

Un mot a été sauvé de son érosion. Notre rapport aux mots est donc une responsabilité éthique. Cette idée me paraît parfaitement contemporaine. Nous ne sommes pas menacés par la multiplication des informations. Nous sommes menacés par la dégradation de la parole en expression sans signification. Les mots défilent. Les images défilent. Les opinions défilent. Et nous défilons avec elles. C’est peut-être cela, cette fragmentation si douloureuse. Lorsqu’un mot est détourné de son sens, ce n’est pas seulement le langage qui s’appauvrit, c’est notre rapport au réel qui se détériore. Réhabiliter les mots pour réhabiliter le réel.

Havel considérait que notre humanité commence avec la question. Dans une lettre du 4 septembre 1981 à Olga, il écrit : « Je crois que l’homme commence à être homme au moment où il se pose la question du sens de son existence et où il cherche une réponse à cette question. » La question est donc une forme de résistance. Résister à la désertification intérieure, ce serait garder la capacité de dire pourquoi. Dans un monde qui nous pousse sans cesse à passer à la chose suivante, l’étonnement et la question ont quelque chose en commun : ils interrompent le flux. Ils nous arrêtent. Ils rendent au monde sa profondeur. Ils font apparaître à nouveau les choses. C’est donc cela qu’il nous faut préserver. La possibilité que quelque chose apparaisse encore.

S’étonner, c’est refuser que le monde soit déjà entièrement fixé, défini une fois pour toutes. C’est maintenir ouverte en soi une place pour l’inattendu. Havel, qui avait connu la prison, le mensonge idéologique, la confiscation du langage et la falsification du réel savait mieux que beaucoup d’autres combien cette ouverture est fragile. Il savait aussi qu’elle engage une responsabilité. Alors, la lutte contre la désertification intérieure commence très simplement par la reconquête de notre attention. Par le refus de laisser toutes ses pensées être produites ailleurs. Par la sauvegarde de quelques mots qui aient encore un sens. Par la capacité, surtout, à s’étonner. La montagne est brisée. Les pierres deviennent sable. Mais il reste peut-être encore, dans le désert, quelques pierres capables de retenir la lumière.

 

 

  • 1. Avons-nous besoin d’un nouveau mythe, Vaclav Havel, Revue Esprit, No.108 (11), novembre 1985.
  • 2. Version anglaise Words on words, en date du 18 janvier 1990, disponible sur le site du Vàclav Havel Center.
  • 3. Nezávislé mírové sdružení – Iniciativa za demilitarizaci společnosti (Association indépendante pour la paix - Initiative pour la démilitarisation de la société), créée en 1988 par de jeunes dissidents, organisait notamment des manifestations et des initiatives publiques en faveur de la paix, du désarmement et des droits humains.