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« J’aime que les personnages aient un savoir sur eux-mêmes qui me dépasse » Entretien avec Arnaud Desplechin

juillet 2017

#Divers

Élise Domenach : Les Fantômes d’Ismaël (2017) dresse le portrait d’un homme, réalisateur, pris entre trois femmes. Il s’inscrit dans la continuité de la saga des Vuillard et d’une lecture de l’œuvre du philosophe Stanley Cavell qui irrigue votre travail depuis de nombreuses années. Comment se sont construits les rapports d’Ismaël avec ces femmes : Sylvia (Charlotte Gainsbourg), Carlotta (Marion Cotillard) et Faunia (Alba Rohrwacher) ? Est-ce que les textes de Cavell vous ont aidé à élaborer ces différents liens ?

Arnaud Desplechin : Le clin d’œil à S. Cavell est venu au cours du projet. De nouveau pour moi, il s’agissait d’adapter quelque chose de son texte, comme je l’avais fait déjà dans Un Conte de Noël (2008), où le prologue adaptait un texte d’Une nouvelle Amérique encore inapprochable[1]. Cette fois j’ai adapté le final de Si j’avais su…, dans cette avant-dernière scène où Carlotta se rend au chevet de son père malade : l’échange qu’ils ont vient de celui de S. Cavell avec s

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