Jan Sokol en 2017 | Photo DR
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Les relations que nous n’avons pas choisies. Sur Jan Sokol

La disparition de Jan Sokol, en février 2021, est l’occasion de revenir sur la vie et l’œuvre de cet intellectuel tchèque inclassable, auteur de travaux d’une grande originalité sur le rythme, la rédemption, le sens de la liberté, ainsi que les droits de l’homme.

En février 2021, les quotidiens Libération et Le Monde ont chacun publié1 un hommage à Jan Sokol, un des plus influents intellectuels de République tchèque, décédé le 16 février à Prague, à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. La réflexion qui suit ne prétend pas décrire le cheminement, fort sinueux, de la vie de Jan Sokol, mais résumer ses intérêts philosophiques, et fournir l’ébauche d’un portrait intellectuel. Pourtant, il faut ici souligner que la vie de Sokol reflète, même si fort partiellement, la complexité de ses préoccupations théoriques. Elle réunit des activités aussi diverses que le métier d’orfèvre, d’horloger ou d’informaticien, le travail de traducteur, la participation à des séminaires non officiels, voire clandestins au cours de la « Normalisation », et la signature de la Charte 77. Après la révolution de Velours, Jan Sokol consacre la plupart de son temps à enseigner à l’université de Prague, activité qu’il n’interrompt que pour de courtes périodes afin d’honorer ses engagements politiques, soit comme ministre de l’Éducation, soit comme candid

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