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Une terre partagée

La violence exercée contre les manifestants gazaouis le 14 mai dernier à Gaza est survenue alors qu’un nouveau cycle de protestations s’est engagé depuis l’annonce par Donald Trump du transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem, prévue à la date anniversaire de la création de l’État d’Israel en 1948. Cette décision, prise au mépris du droit international, ne pouvait qu’attiser les contestations : le plan de partage de 1947 reconnaissait un statut spécifique et international pour Jérusalem (corpus separatum), et le Conseil de sécurité de l’ONU a pris plusieurs résolutions contre l’occupation de la partie Est de la ville, puis contre son annexion unilatérale par l’État israélien, que formalisait la loi de Jérusalem de 1980. Le statut de Jérusalem devait faire partie du dernier round des accords d’Oslo, et en tout état de cause, d’une solution négociée entre les deux parties qui, dans le cadre d’une solution à deux Etats, verrait la souveraineté palestinienne sur la partie-Est de la ville entérinée. En touchant au lieu le plus symbolique et emblématique de la dépossession pour les Palestiniens, Trump a donné son blanc-seing aux politiques de colonisation isra&ea

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