Dans le même numéro

Jean-Pierre Martin : Éloge de l'apostat. Essai sur la vita nova

février 2011

#Divers

Librairie

Jean-Pierre Martin, ÉLOGE DE L’APOSTAT. Essai sur la vita nova. Paris, Le Seuil, coll. « Fiction & Cie », 2010, 302 p., 19,50 €

Jean-Pierre Martin avait été remarqué il y a une douzaine d’années pour des essais qui remettaient en perspective, et relativisaient, la place réelle de Céline dans l’histoire littéraire1. L’auteur y revalorisait des écrivains comme Raymond Queneau. Son récent Éloge de l’apostat fait diptyque avec un précédent Livre des hontes2, puisqu’il traite d’un thème commun : quelle est l’expérience qui fait qu’un « bon écrivain », ou un « écrivain estimable », se mue en « grand écrivain » ? Une telle approche se démarque de la thèse, héritée du Contre Sainte-Beuve de Marcel Proust, selon laquelle la biographie d’un écrivain importe peu. On peut cependant repérer, au cœur d’une œuvre authentique, des « noyaux durs » spécifiques à chaque grand créateur, plus ou moins profondément enfouis dans sa psyché et qui transparaissent dans ses textes. Cependant, Jean-Pierre Martin ne psychanalyse pas les auteurs

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !