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France-Algérie : Fellag gagne par K.-O.

novembre 2012

#Divers

Les spectateurs qui suivent les spectacles de Fellag1 – habituellement des one-man-shows, sauf quand il joue avec Marianne Épin qui signe ici2 la mise en scène – connaissent son grand talent pour la métaphore sociale. Pour parler de ses compatriotes algériens qui vivent dans la déréliction politique, ne trouvant aucune énergie pour faire vivre leur pays – car toute leur énergie est concentrée sur un unique projet : partir ailleurs –, Fellag avait précédemment fait un détour par la mécanique dans Tous les Algériens sont des mécaniciens (2008). Il y a quelques années, en particulier en 2007 au Théâtre 71 de Malakoff dans le cadre d’une manifestation collective orchestrée par son précédent directeur Pierre Ascaride, Fellag nous avait donné une recette : Comment réussir un bon petit couscous. On devine que cette métaphore culinaire sert d’introduction humoristique à un sujet grave : l’intégration des Algériens en France. Et comme Fellag adore les retournements paradoxaux, il s’agit plutôt de faire découvrir aux Français qu’ils ont déjà un peu d’Algérie en eux : ils adorent le couscous... et que deviendraient-ils sans l’« arabe du coin » ? – celui-ci est en fait un Kabyle marocain

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