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La pensée de la technique : pour une approche humaniste (entretien)

décembre 2012

#Divers

La critique de la technique repose souvent sur une méconnaissance de ses conditions sociales de production. En effet, si la technique peut bien sûr être instrumentalisée, il convient, plutôt que de la condamner en elle-même, de l’intégrer à la société, par exemple en offrant aux ingénieurs une formation généraliste incluant les humanités, ou en favorisant l’intervention des utilisateurs sur l’évolution des outils de communication.

Pierre-antoine chardel – Vous avez présenté votre réflexion, notamment dans (Re)penser la technique. Vers une technologie démocratique1, comme le résultat d’une rencontre entre l’école de Francfort, la révolution informatique et la sociologie de la technique. Vous expliquez avoir puisé dans cette sociologie une méthode capable de fournir, contre la thèse du déterminisme technologique, des arguments en faveur d’une démocratisation de la technique. Ce qui apparaît ainsi clairement est une ambition de faire jouer le constructivisme contre une attitude essentialiste, que l’on rencontre principalement chez Jacques Ellul et Martin Heidegger, qui consiste à voir dans la technique une logique d’efficacité qui déterminerait un mode autonome de développement. Par oppositio

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FEENBERG Andrew

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