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Les dispositifs antiterroristes de la France et des États-Unis

Pour ne pas verser dans la dramatisation du débat sur le terrorisme et sur les restrictions à l’État de droit, il convient de partir des choix faits dans deux pays diversement confrontés à des attentats. Comment expliquer les différences franco-américaines et que nous apprennent-elles sur les capacités des démocraties à répondre au terrorisme sans sacrifier leurs règles ?

Ramener les multiples défis que pose le terrorisme à nos démocraties à une opposition entre sécurité et libertés, entre les impératifs de défense d’une part, et exigences de la rule of law de l’autre, est une approche très répandue aujourd’hui mais réductrice. Tout d’abord parce que cela revient à épouser d’emblée une lecture libérale du problème, à l’exclusion de toute autre, en ne voyant pas d’autre critère d’évaluation de l’histoire que les droits de l’homme : ce critère est-il le seul, voire le plus utile pour comprendre la transformation de nos démocraties révélée par le terrorisme ?

Si l’on s’enferme dans la grille universelle du discours des droits de l’homme – dont la légitimité n’est pas mise en cause ici –,

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Antoine Garapon

Magistrat, juge pour enfants, il a fondé l'Institut des Hautes Etudes sur la Justice (IHEJ), où il observe les mutations de la place du droit dans nos sociétés. il anime sur France culture une émission consacrée à la pensée juridique, "Le Bien commun". Il a développé sous le même nom une collection d'ouvrages, aux éditions Michalon, qui permettent de présenter des auteurs qui, sans être juristes,…

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