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Tunisie : le temps de la fondation

Les Tunisiens sont appelés à élire une assemblée qui déterminera la nouvelle constitution du pays. Par ce choix, ils ont affirmé la volonté de mener leur révolution jusqu’au bout : il ne s’agira pas, comme ailleurs, d’une révolte qui met sur la touche un vieux dirigeant déconsidéré mais bien la fondation d’un régime différent, et la volonté de reprendre son histoire en main.

« La Tunisie est un peuple, pas un gouvernement. »

Slogan entendu lors d’une manifestation à Sousse le 29 décembre 2010

La révolution, en Tunisie, est omniprésente : elle est sur toutes les lèvres, du chauffeur de taxi aux intellectuels, à la radio comme dans les journaux, dans les restaurants où sont exposées des toiles sur la nouvelle Tunisie, comme dans la rue. La révolution tunisienne a eu pour premier effet de libérer la parole, une parole trop longtemps réprimée, interdite : d’où une frénésie de débats, une avidité à donner son avis sur tout et à exprimer des revendications ; à l’excès parfois, se plaignent nombre d’interlocuteurs tout en manifestant une grande indulgence pour cet inévitable emballement.

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Antoine Garapon

Magistrat, juge pour enfants, il a fondé l'Institut des Hautes Etudes sur la Justice (IHEJ), où il observe les mutations de la place du droit dans nos sociétés. il anime sur France culture une émission consacrée à la pensée juridique, "Le Bien commun". Il a développé sous le même nom une collection d'ouvrages, aux éditions Michalon, qui permettent de présenter des auteurs qui, sans être juristes,…

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