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Les Jésuites et la Chine. Le temps des mal-aimés (1842-1949)

juin 2015

#Divers

Bien que souvent éclipsée par la première, incarnée par la figure de Matteo Ricci, la seconde mission jésuite en Chine (1842-1949) mérite d’être étudiée, car les échanges culturels et l’héritage intellectuel qu’elle a produits demeurent aujourd’hui.

La première mission jésuite en Chine (1583-1775) est auréolée des noms de Matteo Ricci, Adam Schall, Ferdinand Verbiest… C’est le temps d’une rencontre menée comme à mains nues, sans que la force militaire appuie les efforts missionnaires, le temps des premiers étonnements et des premières amours entre la Chine et l’Occident. Pourtant, la longue Querelle des rites, les édits impériaux chinois et la suppression de la Compagnie vont progressivement faire de cette première mission un champ de ruines – du moins en apparence1.

Une mission coloniale ?

En contraste, la « seconde mission » (1842-1949) a été bien moins étudiée, et son souvenir reste entaché par celui des impérialismes occidentaux qui avaient alors introduit et soutenu les missions catholiques et protestantes. Ce n’est qu’en 1840 que

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