Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !

Dans le même numéro

Voyage en Algérie, pays des 66 milliards de dollars de réserve et de l'immense désespoir des jeunes

décembre 2006

#Divers

Absent de son pays pendant dix ans, l’auteur est frappé, après deux séjours récents, par l’accumulation des espoirs déçus : politique opaque et sclérosée, école sinistrée, jeunesse dés œuvrée. Pendant ce temps, la manne pétrolière afflue mais le sort de la population n’en est en rien changé.

Il est des crimes qu’il faut encourager, je le dis honnêtement. Si les rois et roitelets de ce pays jusqu’au dernier étaient passés à la roue, sans oublier leurs misérables bouffons, les jeunes verraient enfin la lumière

B. Sansal, Harraga, 2005, p. 114.

Tels sont les propos que l’écrivain algérien Boualem Sansal fait dire à l’héroïne de son dernier roman. C’est ainsi que celle-ci, femme-médecin célibataire à la recherche de son jeune frère ayant pris le large, exprime toute sa révolte face aux autorités restées sourdes devant le désarroi de la jeunesse algérienne.

Dès son premier roman publié en 1999, B. Sansal fait de l’Algérie son héroïne et utilise des personnages fictifs pour dénoncer la corruption du pouvoir, fustiger les islamistes et déplorer les problèmes que renc

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !